Vers des logements plus économes

Pour l’agence en charge de la maîtrise de l’énergie, le secteur résidentiel consommera un tiers moins dans vingt ans qu’aujourd’hui.

Vers des logements plus économes
Vers des logements plus économes

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a mobilisé ses services en 2012 pour élaborer les deux scénarios qu’elle dévoile au travers d’un rapport de prospective énergétique intitulé Vision 2030-2050. Pour l’hypothèse 2030, elle s’est fondée sur les hypothèses de l’Insee d’évolution démographique à fécondité haute (68,5 millions d’habitants en 2030 contre 62,9 millions en 2012), et sur la décroissance du nombre de personnes par ménage (2,17 en 2030 contre 2,31 aujourd’hui). Pour réduire les consommations dans le secteur résidentiel, l’Ademe a retenu un plan ambitieux de constructions et de rénovations thermiques (500 000 chaque année) d’ici 2030. En ce qui concerne le neuf, le rythme atteindrait 350 000 logements par an, contre 310 000 aujourd’hui. Une valeur qui dépend d’arbitrages politiques, économiques et sociaux. En particulier, l’équilibre entre logements collectifs et maisons individuelles serait atteint en 2030, quand aujourd’hui la répartition est de 42 % pour le collectif et 58 % pour l’individuel. Selon l’Ademe, l’organisation urbaine à l’horizon 2030 est déjà fixée aujourd’hui, si les constructions s’accompagnent d’une limitation des transports et de l’artificialisation des sols. Au niveau des équipements énergivores : chauffage, eau chaude, électroménagers, téléviseurs…, l’Ademe table sur un accroissement de leurs performances à niveau de confort au moins équivalent. La combinaison de ces hypothèses permet à l’agence d’augurer une baisse de consommation d’énergie finale du secteur résidentiel de 30,8 % en 2030 par rapport à 2010. À condition d’atteindre ces chiffres… très ambitieux.

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