Une vision polycentrique de la métropole

Rennes n'a pas encore de banlieue au sens classique du terme. Au-delà des rocades, à la sortie de la ville, commence tout de suite la campagne, c'est-à-dire 65 % de surfaces agricoles où se nichent des bourgs au patrimoine architectural caractéristique (moulins d'Acigné et de Mordelles, commanderie de l'Hermitage...). "Avec le développement de l'automobile, nous sommes passés de la ville historique à la ville archipel, confirme Jean- Yves Chapuis, vice-président de Rennes Métropole en charge des formes urbaines. Le polycentrisme s'exerce sans hiérarchie, avec des pôles d'intensité urbaine différentes et une campagne qui appartient au paysage urbain".

Une vision polycentrique de la métropole
Une vision polycentrique de la métropole

L'étalement pavillonnaire s'est généralisé ces dernières années, pesant sur les dépenses de foncier et les coûts d'infrastructures. "Cette problématique nous amène à envisager d'autres formes que la maison individuelle", poursuit l'élu. D'autant que l'étude des modes de vie réalisée par Rennes Metropole a révélé des évolutions importantes : les décohabitations s'intensifient, deux ménages sur trois se composent d'une ou deux personnes, des couples plus jeunes accèdent à la propriété avec peu de temps à consacrer au jardin et les besoins de rangement montent en puissance.


Un développement à la verticale se dessine dans les bourgs au travers de petits bâtiments de trois ou quatre étages, avec attique ou entrées individuelles. En 2005, 77 % des permis de construire ont été instruits pour des bâtiments collectifs. Les jardins attenant aux maisons se réduisent pour que les espaces publics grandissent. Un inconvénient à surveiller : la petite taille des pièces.


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