Une production soutenue de logements neufs à Lyon

En dépit du ralentissement de l'activité qui touche de très nombreux secteurs économiques, le marché du neuf lyonnais tire son épingle du jeu. Mais l'offre doit s'adapter à toutes les couches de la population.

Une production soutenue de logements neufs à Lyon
Une production soutenue de logements neufs à Lyon

Le Schéma de cohérence territoriale de l'agglomération lyonnaise s'applique aux 57 communes du Grand Lyon ainsi qu'aux 15 communes voisines de l'Est lyonnais et du Val d'Ozon, soit 1,31 million d'habitants au total. Alors que ce territoire produisait 5 500 logements annuels en 2001, et que le SCoT vise à la réalisation de 7 500 logements par an, tous secteurs confondus, c'est, depuis 2009, un niveau supérieur, compris entre 9 500 et 10 000 logements qui sont lancés chaque année, dont 4 500 sociaux. La raison de cette progression ? « Le renouvellement urbain, qui consiste à démolir, reconstruire et diversifier, c'est se donner la relance de moyens de productions, notamment grâce à une alliance des promoteurs privés et des bailleurs sociaux, souligne Olivier Brachet, vice-président du Grand Lyon, en charge de l'habitat et du logement social.


 


Le marché de l'immobilier neuf résiste


Là où la promotion construisait à l'ouest, le renouvellement urbain a permis de construire 20 à 25 % de logements sociaux et la dynamique public-privé ; cette mutualisation territoriale, est pour beaucoup dans cette réussite ». Si la production de logement est aussi enthousiasmante, c'est, comme l'explique Laurent Escobar, directeur associé du cabinet Adéquation, spécialisé dans les observatoires des marchés immobiliers du neuf, que « le territoire du SCoT est l'un des marchés où le plan de relance a le mieux fonctionné ». C'est avec cette idée qu'il convient de regarder les résultats de 2011 : le volume des ventes n'a été « que » de 5 729 logements, après les records « inédits » des deux années précédentes. « En effet, les capacités d'absorption du marché de l'agglomération lyonnaise se situaient davantage autour de 4 200 ventes annuelles » souligne Adéquation. La baisse des ventes serait la conséquence de deux facteurs, le repli des investisseurs – 57 % des ventes – mais aussi le manque de dynamisme de l'accession à la propriété.


 


Des logements neufs à prix abordables


Est lyonnais a En matière de secteur, le centre (Lyon-Villeurbanne- Calluire) enregistre une chute de ses volumes de ventes (2 196 en 2011 soit un millier de ventes en moins par rapport à 2010) et une hausse des prix, avec une moyenne de 4 231 €/m2 h, hors parking. L'Ouest lyonnais aussi connaît un recul de ses ventes (-300 par rapport à l'an dernier) et une progression des prix, avec un niveau situé à 3 638 €/m2, « ce qui rend difficile l'entrée de ce marché pour les primo-accédants qui ont des difficultés à dépasser un niveau de 3 300 €/m2 » ajoute Laurent Escobar. Tous les regards se tournent vers l'Est lyonnais car la production fait plus que de se maintenir (2 101 ventes en 2011) et les prix se rapprochent le plus des capacités des primo-accédants, à un prix moyen – en hausse – de 3 316 €/m2. Le niveau de prix est bien la question du moment à Lyon. « Les opérations à Confluence se vendent bien mais il importe de s'interroger sur la capacité à proposer toutes les gammes de logements pour loger toutes les couches de la société. C'est aussi cela fabriquer un quartier à long terme », déclare Philippe Audart, architecte du programme des Nouveaux Constructeurs, Le Denuzière, à Lyon Confluence. La résidence a été saluée par Grand Prix régional du concours des Pyramides d'Argent 2012, organisé par la Fédération des promoteurs immobiliers de la région lyonnaise. Comme le souligne Olivier Brachet, « l'objectif est de maintenir la production de 5 000 logements dans la promotion privée et la réalisation de logements à prix abordables pourrait y concourir. Si ce créneau – entre 2 800 et 3 300 €/m2 – manque, nous n'y arriverons pas ! ».

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