Une capitale convoitée à tout prix

Grands projets, habitat social, accession à la propriété... le logement est au coeur des programmes des candidats. Les enjeux sont à la hauteur de l’ambition parisienne, c’est-à-dire aussi élevés que les prix de l’immobilier.

Une capitale convoitée à tout prix
Une capitale convoitée à tout prix

L’immobilier parisien a flambé à un point pratiquement encore jamais atteint entre 2001 et 2011. " Le prix moyen d’un appartement ancien a été multiplié par 2,8 ",  constate l’Adil 75, l’Agence départementale d’information sur le logement. Hormis entre 2008 et 2010, les variations d’une année sur l’autre ont affiché deux chiffres et culminé à +22 % au 2e  trimestre 2011. Concernant les ventes sur plan, " l’augmentation, bien que considérable, a été légèrement plus contenue. En 2001, un appartement neuf valait 4 730 €/m2 contre 10 490 €/m2 dix ans plus tard, soit une hausse de 122 % ",  poursuit l’Adil. En 2012 et 2013, le marché immobilier s’est montré moins faste, sans toutefois chuter brutalement. Selon les notaires, la moyenne atteignait 8 240 €/m2  à la & n octobre 2013.


 


Une extraordinaire attractivité


À quoi attribuer une telle envolée des valeurs ? Sans doute à l’attractivité de la capitale qui concentre 32 % des emplois franciliens, à une manne de transports et de loisirs et à un PIB équivalent à 10 % de la richesse nationale. L’évolution démographique à la hausse concourt aussi au renchérissement des appartements. De même que le nombre croissant de ménages, suscités par exemple par la décohabitation et l’autonomie des personnes âgées. Ajoutons que depuis 2001, le marché du logement a été soutenu à l’échelon national : prêt à taux zéro, crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt, investissements locatifs défiscalisés… En& n des taux d’emprunt historiquement bas se sont greffés sur ces aides publiques. Parallèlement, le territoire parisien, qui s’est lui-même contraint en se ceinturant d’un boulevard périphérique, n’a produit qu’un faible niveau de logements neufs. Entre 1990 et l’an 2000, les démarrages de chantier ont baissé de 49 %, selon l’Adil. Depuis 2001, la construction a été irrégulière. Beaucoup de permis ont été déposés, mais sans suite compte tenu du nombre important de recours, une particularité bien parisienne. Paris est loin d’être la seule capitale, dont les prix enflent vigoureusement. En termes de record, Londres lui vole la vedette. Récemment, la capitale britannique a vu mettre en vente le mètre carré probablement le plus cher au monde, dans un programme avoisinant Hyde Park, le nec plus ultra des beaux quartiers. Montant présenté : près de 70 000 €/m2. Quel que soit l’immobilier, luxueux ou au contraire modeste, Londres reste en permanence victime du décalage entre l’offre et la demande. Ceci étant, le Grand Londres pourrait servir d’exemple au Grand Paris. Dirigée par un maire élu au su$ rage universel, la collectivité britannique a mis en place un " London Plan " et ajouté le logement à ses compétences, sous l’impulsion du maire travailliste Ken Livingstone (2000-2008). De son côté, le Grand Paris porte l’ambition de faire construire 70 000 logements par an et de ceinturer Paris d’un métro express de banlieue à banlieue. En décembre, le parlement a adopté la loi sur la Métropole du Grand Paris qui naîtra officiellement le 1er  janvier 2016. Ce sera une énorme intercommunalité regroupant les six millions d’habitants de Paris et de petite couronne, que pourront rejoindre de manière optionnelle des intercommunalités voisines de grande couronne.

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