Une aide familiale toujours bienvenue

Une des difficultés majeures pour les jeunes couples tient à l'apport personnel. Logique, quand on entre dans la vie active, on n'a généralement pas encore d'économies. Si c'est votre cas, commencez par explorer la piste familiale. Vos parents peuvent peut-être vous faire un don. Dans ce cas, sachez qu'ils peuvent vous faire un don d'argent sans subir de taxation de la part du fisc. Depuis le 1er janvier 2006, des donations peuvent être réalisées tous les six ans (au lieu de 10 ans auparavant). En outre, la loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat (loi Tepa) votée l'année dernière, modifie le montant des abattements. Ainsi, chacun de vos parents peut vous donner - sans payer de taxe - jusqu'à 150 000 e (au lieu des 50 000 e qui prévalaient auparavant).

Une aide familiale toujours bienvenue
Une aide familiale toujours bienvenue

Autrement dit, vos deux parents peuvent vous donner jusqu'à 300 000 e sans taxation. Vos grandsparents ont également cette possibilité, mais chacun d'eux ne pourra vous donner que 30 000 e maximum, soit 60 000 e s'ils sont deux, sans avoir à verser un centime au fisc. Autre solution, si les moyens de vos parents sont limités, ils peuvent aussi vous faire un don manuel, c'est-à-dire vous donner une petite somme d'argent qui vous servira d'apport. À défaut d'une aide de la famille, peutêtre avez-vous la chance de bénéficier de la participation aux résultats de votre entreprise (plus de 50 salariés). Vous pouvez alors demander son déblocage anticipé. C'est le moment de saisir l'occasion car l'État vous permet, jusqu'au 30 juin 2008, d'effectuer ce déblocage sans impôt sur les gains réalisés. Et si cela ne suffit pas, rien ne vous interdit d'avoir recours à certains prêts à taux réduit. Il s'agit, bien sûr, du prêt à 0 %, de l'épargne logement, du 1 % logement, des collectivités (département, commune…).


Moins de 33 % de taux d'endettement.


Jusqu'à maintenant, il était possible d'emprunter sans apport. Mais, avec la crise des subprimes, les banques ont resserré leurs conditions d'octroi et voient davantage d'un mauvais oeil les acquéreurs qui arrivent les mains vides. D'autant qu'elles sont redevenues très sourcilleuses sur le taux d'endettement des emprunteurs, qui ne doit pas, en tout état de cause, dépasser 33 % des revenus du ménage. Au-delà, vous risquez de vous heurter à un refus de prêt.


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