Un nouveau marché de l’accession

Nouveaux venus dans les quartiers populaires, les programmes des promoteurs privés se multiplient dans les zones en rénovation urbaine. “Aujourd’hui, nous pensons que le besoin le plus important est d’apporter une réponse aux classes moyennes et aux ménages modestes.Il faut aller chercher cette clientèle et pour cela, adapter nos logements, en travaillant sur des produits plus compacts, mais aussi aller vers de nouveaux territoires, où les opérateurs privés n’avaient pas forcément l’habitude d’aller”, explique Jean-Luc Poidevin, directeur général de Nexity, délégué au logement. L’orientation vers les quartiers populaires n’est pas nouvelle pour le promoteur, qui a pris l’engagement dès 2006, avec la loi Engagement national pour le logement, de participer activement au renouvellement urbain. Il faut dire que le gouvernement a mis en place un certain nombre de mesures afin de favoriser l’accession à la propriété dans les quartiers populaires. “La demande est forte, car les habitants qui peuvent devenir propriétaires sont bien souvent attachés à leur quartier, et il existe toute une batterie de mesures incitatives : le prêt à 0 %, qui peut être doublé, la prime de 10 000 e qui peut être attribuée par l’ANRU et la TVA à 5,5 %”, ajoute Jean-Luc Poidevin.

Un nouveau marché de l’accession
Un nouveau marché de l’accession

Des prix plus accessibles.


Contrairement aux mesures incitant à la production de logement locatif privé, comme le Robien ou le Borloo, la TVA à 5,5 % encourage la production de logements neufs afin de favoriser l’accession à la propriété dans les quartiers populaires. Le principe est simple : dans les zones urbaines sensibles où une convention de rénovation urbaine a été signée avec l’ANRU et dans un périmètre de 500 m autour de ces quartiers, les ménages dont les ressources ne dépassent pas les plafonds fixés pour l’attribution des PLS (prêts locatifs sociaux) peuvent acquérir ou faire construire des logements en bénéficiant de ce taux réduit de TVA. Les promoteurs qui livrent des logements dans ces secteurs répercutent la baisse de la TVA sur les prix de vente des logements, permettant ainsi à des ménages qui ont des revenus limités de devenir propriétaires.


Ascenseur social.


L’offre de logement en accession enclenche un cercle vertueux : d’anciens locataires de logements sociaux peuvent ainsi libérer des logements locatifs car ils trouvent une offre qui correspond à leur envie de devenir propriétaires… et, surtout, à leurs moyens ! Selon les chiffres de Nexity, le promoteur aura livré 66 opérations dans des quartiers ANRU, dont 17 en Île-de-France, entre 2005 et 2009 – date de livraison de programmes dont la commercialisation est déjà actée. La totalité de ces programmes représente quelque 2 500 lots. Sur l’ensemble de ces réalisations, 82 % des ventes sont des résidences principales et les 18 % restants se destinent à des investisseurs, alors qu’au niveau national, la part d’acquisition en résidence principale descend à 47 %. Mêmes indicateurs à la hausse en ce qui concerne les primo-accédants, qui représentent 64 % des clients dans les quartiers en ANRU, contre 29 % au niveau national. La TVA à 5,5 % semble donc jouer son rôle et permettre aux budgets les plus serrés de trouver leur bonheur en accession.


“Nos clients achètent en zone ANRU pour un budget moyen de 164 000 e, contre 245 000 e de moyenne nationale sur le reste du marché.Si l’on s’intéresse spécifiquement aux primo-accédants, le budget tombe à 206 000 e sur les opérations de Nexity hors zone ANRU,contre seulement 160 000 e dans ces quartiers où les surfaces moyennes sont même légèrement plus importantes. En résumé, c’est donc moins cher pour plus grand, ce qui démontre toute la pertinence de cette TVA à 5,5 %, dont nous prônons d’ailleurs l’élargissement à tous les quartiers, pour les ménages pouvant prétendre au PLS”, renchérit Jean-Luc Poidevin.


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