Un nouveau maire à Toulouse, l'heure du changement ?

Indicateur Bertrand : Les Toulousains ont élu un nouveau maire. Qu'attendez-vous comme changement ?

Un nouveau maire à Toulouse, l'heure du changement ?
Un nouveau maire à Toulouse, l'heure du changement ?

Daniel Crucq : Il importe d'instaurer un vrai dialogue, de regarder attentivement l'état de l'offre et de la demande à Toulouse. Une pause ou un délai de réflexion sur l'évolution des projets urbains, ce qui est tout à fait compréhensible, ne poserait pas de difficultés dans l'immédiat. Cela étant, c'est bien aujourd'hui qu'il faut décider des logements neufs qui seront sur le marché dans 2 ou 3 ans.


Jacques Rubio : Effectivement une pause ne nous gênerait pas dans la mesure où de nombreux permis de construire ont été délivrés au cours des douze derniers mois. Cela-dit, l'urbanisme est géré de plus en plus par la Communauté d'agglomération et je ne vois pas comment des projets comme Andromède ou Monges Croix-du- Sud pourraient être modifiés. Peut-être le projet de la Zac de la Cartoucherie, qui représente 2 700 logements, pourrait être révisé. Quant à Aérospace Campus, nous verrons bien si la nouvelle municipalité confirmera son lancement. Ce qui nous préoccupe, c'est de savoir plutôt si l'agglomération va continuer de nous imposer des surfaces de logements.


Daniel Mari : Effectivement, et les visiteurs présents au Salon de Toulouse nous l'ont confirmé, la majorité des acheteurs potentiels ne recherche pas un 5-pièces ! C'est à nos yeux la priorité du moment et il n'est pas besoin d'attendre une pénurie pour cesser d'imposer des grandes surfaces. Le marché de l'aire toulousaine est très dynamique et peut montrer une forte capacité d'adaptation avec 5 400 ventes et 7 400 mises en ventes enregistrées en 2007. L'une des priorités reste à appliquer une politique foncière qui permette de stabiliser les prix.


Patrice Valery : Comment dire que nous manquons de logements alors qu'il y a du stock surtout en grands logements. Sur la commune de Toulouse, la moyenne est de 1,8 habitant par logement, la demande est donc forte en petites surfaces et non en T4 et T5, la demande sur ces derniers étant plus importante en périphérie et notamment en maison avec jardin, ce qui correspond au style de vie "famille".


Jean-Claude Acquaviva: Une grande concertation est donc nécessaire avec les élus car tout doit être remis à plat et chacun doit prendre conscience de la capacité financière de nos clients, qui sont avant tout des concitoyens. Tout doit être mené pour améliorer la solvabilité des acheteurs.


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