Un marché bien orienté

L'ancienne capitale des Gaules, devenue ainsi pour un temps celle du logement, construit dans les 6 000 logements par an, tous types de biens confondus. "En ce moment, nous constatons un réel succès de l'accession à la propriété qui constitue plus de la moitié du marché de la promotion privée", remarque Jean-Jacques Mathias, le président du Cecim, l'observatoire de l'immobilier local. Pour autant, l'investissement se maintient car le marché lyonnais reste bien adapté, avec un niveau de loyer correspondant aux mécanismes de défiscalisation". Fait nouveau, la résidence avec services perce significativement en totalisant environ 15 % des réservations : tous les programmes se commercialisent à un bon rythme mais ne fleurissent pas forcément en centre-ville comme on pourrait s'y attendre. Les sites retenus bénéficient d'une forte concentration d'emplois et les résidences avec services arrivent à point nommé pour répondre aux attentes d'une main d'oeuvre venue se former ou effectuer une courte mission d'à peine deux mois.

Un marché bien orienté
Un marché bien orienté

Une baisse des prix en 2008 ?Question traditionnelle en cette période de hausse des prix et de pouvoir d'achat médiocre : faut-il s'attendre à une baisse de l'immobilier ? Durant les neuf premiers mois de l'année dernière, l'immobilier neuf a augmenté de 7 % sur l'agglomération lyonnaise. La hausse décroît par rapport aux années passées, mais les prix, à proprement parler, ne baissent pas. Daniel Pizzol, le directeur régional des Nouveaux Constructeurs (LNC), se fait l'écho d'une opinion partagée par l'ensemble des promoteurs : "Je ne vois pas comment nos prix de vente pourraient baisser compte tenu de la hausse du coût des travaux, liée en grande partie à la croissance des contraintes techniques et environnementales. Cela serait possible si nous avions à la vente, comme dans les années 90, une abondance de logements déjà construits.Mais ce n'est pas le cas". Qu'en est-il de l'ancien qui offre une solution de report, généralement à des tarifs un peu moindres ? Pierre Bazaille, notaire à Givors et président national de l'Institut notarial de droit immobilier (INDI), demeure catégorique sur ce sujet : "Il faut arrêter de fantasmer sur une éventuelle chute des prix !" L'indice Notaires-Insee de Lyon d'octobre fait état d'une hausse des appartements proche des 10 % en juillet. "Nous avions pronostiqué une augmentation de 7 à 8 % sur 2007. Il est clair qu'elle se concrétise et que les fondamentaux ne devraient pas évoluer en 2008." Le haut de gamme pourrait maintenir ses tarifs étant donné l'afflux de papy boomers qui revendent leur bien pour s'offrir un appartement situé dans le "beau Lyon" avec une grande surface de 150 m2. Les biens au-dessous de 250 000 e, fortement convoités, ne devraient pas fléchir. En revanche, le volume des maisons entre 250 000 et 450 000 e pourrait se tasser, mais ne représente pas la part la plus importante du marché. Du côté de la FNAIM, Gilles Cérère ne s'attend pas à un effondrement des prix : "Nous ne sommes pas dans un contexte de bulle spéculative", argumente-t-il. La demande reste présente. Toutefois, comme dans les périodes transitoires, certains acquéreurs ont peut-être acquis leur bien à un prix trop élevé pour le marché actuel et devront attendre quatre à cinq ans pour la revente. Dans ce cas, le volume d'offres pourrait être un peu moins élevé.


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