Un impact limité pour l'instant

Selon Meilleurtaux, pour un prêt de 100 000 € à 3,39 % sur 15 ans, la mensualité s'établit à 725 €. Si le taux passe à 3,89 %, soit 0,50 point de hausse, la mensualité s'élèvera à 750 e. Et si, comble de malchance, le taux franchit la barre des 4,89 % (1 point de hausse), l'échéance atteindra 776 €, soit 51 € de différence, ce qui est loin d'être catastrophique. Si vous empruntez à taux fixe, il va de soi qu'une fois établi votre taux ne bougera plus durant 15, 20 ou 25 ans. Même en empruntant aujourd'hui à 4 %, vous faites une bonne affaire si l'on tient compte d'une inflation de l'ordre de 2 %. Du coup, votre crédit ne vous coûte plus que 2 % d'intérêt. Il n'en va évidemment pas de même si vous avez fait le choix d'un taux révisable car vous risquez de voir votre mensualité ou la durée de votre prêt augmenter au fil des hausses de taux. Surtout si vous avez opté pour un taux révisable sans cap. Mais il vous reste alors la possibilité (dans la plupart des formules) de transformer votre prêt révisable en prêt à taux fixe. Ce qui n'est pas le cas des formules révisables capées puisqu'elles offrent déjà une sécurité : le taux ne peut jamais dépasser un cap fixé à l'avance (+ 1 ou 2 points selon les formules). Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, une question se pose : les emprunteurs pourront-ils absorber la hausse des taux et des prix de l'immobilier. Rien n'est moins sûr. Car tout semble porter à croire que l'augmentation des prix est loin d'être terminée malgré le ralentissement de l'activité constaté par tous les professionnels. En atteste les derniers chiffres communiqués par la Fnaim dans son Observatoire des marchés de l'ancien. Ainsi, si les prix avaient augmenté de 15,5 % en 2004, ils ont encore crû de 10,3 % en 2005. De fait, en quatre ans, les prix de l'ancien ont augmenté de 62,9 % et de 107,1 % depuis 1998 ! Résultat, malgré la baisse des taux ces deux dernières années, la charge mensuelle de remboursement d'un emprunt ne cesse de croître. Cette charge est en effet passée de 27,5 % en 2000 à 29,2 % en 2004. Et la part des emprunteurs supportant des remboursements supérieurs à 35 % de leurs revenus a parallèlement bondi de 16,2 à 20,1 %. Les prêts de longue durée comme les crédits à 100 %, devenus assez courants, ont permis, jusqu'à maintenant, de solvabiliser une clientèle à revenus modestes ou moyens qui, sans ces options, n'auraient pu acquérir leur logement. Mais qu'en sera-t-il si les taux montent encore ? A suivre.

Un impact limité pour l'instant
Un impact limité pour l'instant

Selon Meilleurtaux, pour un prêt de 100 000 € à 3,39 % sur 15 ans, la mensualité s'établit à 725 €. Si le taux passe à 3,89 %, soit 0,50 point de hausse, la mensualité s'élèvera à 750 e. Et si, comble de malchance, le taux franchit la barre des 4,89 % (1 point de hausse), l'échéance atteindra 776 €, soit 51 € de différence, ce qui est loin d'être catastrophique. Si vous empruntez à taux fixe, il va de soi qu'une fois établi votre taux ne bougera plus durant 15, 20 ou 25 ans. Même en empruntant aujourd'hui à 4 %, vous faites une bonne affaire si l'on tient compte d'une inflation de l'ordre de 2 %. Du coup, votre crédit ne vous coûte plus que 2 % d'intérêt. Il n'en va évidemment pas de même si vous avez fait le choix d'un taux révisable car vous risquez de voir votre mensualité ou la durée de votre prêt augmenter au fil des hausses de taux. Surtout si vous avez opté pour un taux révisable sans cap. Mais il vous reste alors la possibilité (dans la plupart des formules) de transformer votre prêt révisable en prêt à taux fixe. Ce qui n'est pas le cas des formules révisables capées puisqu'elles offrent déjà une sécurité : le taux ne peut jamais dépasser un cap fixé à l'avance (+ 1 ou 2 points selon les formules). Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, une question se pose : les emprunteurs pourront-ils absorber la hausse des taux et des prix de l'immobilier. Rien n'est moins sûr. Car tout semble porter à croire que l'augmentation des prix est loin d'être terminée malgré le ralentissement de l'activité constaté par tous les professionnels. En atteste les derniers chiffres communiqués par la Fnaim dans son Observatoire des marchés de l'ancien. Ainsi, si les prix avaient augmenté de 15,5 % en 2004, ils ont encore crû de 10,3 % en 2005. De fait, en quatre ans, les prix de l'ancien ont augmenté de 62,9 % et de 107,1 % depuis 1998 ! Résultat, malgré la baisse des taux ces deux dernières années, la charge mensuelle de remboursement d'un emprunt ne cesse de croître. Cette charge est en effet passée de 27,5 % en 2000 à 29,2 % en 2004. Et la part des emprunteurs supportant des remboursements supérieurs à 35 % de leurs revenus a parallèlement bondi de 16,2 à 20,1 %. Les prêts de longue durée comme les crédits à 100 %, devenus assez courants, ont permis, jusqu'à maintenant, de solvabiliser une clientèle à revenus modestes ou moyens qui, sans ces options, n'auraient pu acquérir leur logement. Mais qu'en sera-t-il si les taux montent encore ? A suivre.


 

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