Un contexte “à la parisienne”

L'agglomération lyonnaise a terminé l'année avec une offre neuve disponible de 6 487 logements, en retrait de 4 % par rapport à 2007. Les ventes ne se sont rétractées que de 17 % alors qu'elle ont chuté de 40 % dans l'Hexagone. Cette résistance s'explique par la bonne tenue du 1er semestre.

Un contexte “à la parisienne”
Un contexte “à la parisienne”

Par contre, les mises en vente ont reculé de 47 %, témoignant par là de la prudence de la promotion privée dans un marché en contraction. En fait, seulement 13 programmes ont été “gelés”, tandis que 65 ont été abandonnés dans l'agglomération toulousaine, par exemple. Les investisseurs, actifs par tradition dans l'ancienne capitale des Gaules, sont passés de 44 % en 2007 à 39 % en 2008. C'est peu au vu de certaines années, au cours desquelles leur contribution frôlait les 55/60 %. “Cela augure des tensions sur le marché locatif, anticipe Laurent Escobar, directeur associé d'Adéquation. L'agglomération lyonnaise pourrait manquer d'offres dans un à deux ans et, dans ce cas, les premières communes impactées seraient le pôle urbain Lyon-Villeurbanne-Caluire, où la demande locative restera la plus forte.


D'ailleurs, la pénurie permettra largement d'envisager une hausse des loyers.” Un bon tiers de l'offre disponible s'insère dans le pôle urbain au travers de 158 opérations à 3 621 €/m2 (hors parking) de moyenne.



Sur ce secteur central, les ventes de neuf ont davantage baissé que dans l'agglomération (- 25 %) compte tenu des tarifs plus élevés. Au cours des trois dernières années, Lyon s'est “parisianisée” en excluant de l'achat dans le coeur de ville non seulement les catégories modestes, mais aussi une bonne partie des classes moyennes.



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