Un atterrissage tardif

Le marché tenu par les promoteurs, les logements collectifs et certains programmes de logements individuels, s'il ralentit, ne semble pas être livré à la panique. On avance environ 200 logements retirés des statistiques de production. Pour le reste, “nous avons appliqué des règles de prudence, dès le début de la baisse des ventes”, se félicitait Bertrand Mours, président de la FPC Pays de Loire, en présentant les derniers résultats de l'Oloma, l'Observatoire du logement de la Métropole Atlantique (Nantes Saint-Nazaire).

Un atterrissage tardif
Un atterrissage tardif

Une étude quasi-exhaustive desmises en vente et des ventes montrait que Nantes souffrait certes du ralentissement général, mais avec un décalage de trois mois par rapport au reste des grandes villes de France. Avec de nouveaux projets sur le sud de la ville et Dervallières Zola, elle conserve une offre assez hétérogène “intra-muros”. On reste sous les 3 000€/m2 sur Nantes Sud et Bottière-Doulon, entre 3 000 et 3 500 €/m2 en moyenne sur l'île de Nantes, le nord de la ville, de part et d'autre de l'Erdre, sur Malakoff Saint-Donatien et dans les nouvelles réalisations des quartiers Bellevue, Chantenay et Sainte-Anne.


Quelques produits assez haut de gamme sur Dervallières-Zola et les Hauts-Pavés Saint-Félix, font grimper les prix entre 4 200 et 4 300 €/m2.


Globalement, les prix affichés se consolident autour de 3 200 €/m2 sur l'aire urbaine. Selon l'Oloma, c'est environ 100 € de plus que ce qui se vend. Le nombre de logements achevés avant d'avoir trouvé preneur devrait augmenter un peu. Une partie des investisseurs, traditionnellement peu nombreux sur l'agglomération (autour de 43 % en 2008), s'est retirée. La part de l'offre en accession aidée, même si elle a augmenté l'année dernière, reste elle aussi relativement faible. À titre indicatif, elle ne représentait que 126 ventes au troisième trimestre dernier, en périmètre Anru, en prix maîtrisés dans le cadre de Zac et PLS investisseur.


L'enjeu des promoteurs, pour cette année et les trimestres à venir, va être de parvenir à offrir plus de logements en “entrée de gamme” (sous la barre des 2 700 €/mois) et “gamme intermédiaire” (à 3 300 €/m2 maximum). Le temps d'y parvenir, ils préfèrent ralentir un peu le rythme de leur lancement. L'offre actuelle est principalement constituée de logements dont les chantiers sont déjà lancés. À Nantes, on trouve ainsi livrables au 4e trimestre, les chantiers de Bati-Nantes, sur les bords de l'Erdre (Fontaine de Barbin, avec des studios à partir de 89 000 €) et dans le prolongement du cours Cambronne, en plein centre, avec un très bel immeuble de haut standing aux normes HQE.


Baptisée Pierre 1er, cette réalisation démarre à 140 000 € pour 29 m2 et se décline sur tous les volumes jusqu'au 4-pièces entre 470 000 et 550 000 €. Promogim a posé les premières pierres de la Villa des Hauts-Pavés, avec quelques 3-pièces entre 200 000 et 226 000 €, et Quai, à côté du Palais de Justice, avec des derniers 3 et 6-pièces. Les deux devraient être livrés au cours de ce premier trimestre. Pour les investisseurs exclusivement, le groupe Réside-Etudes propose des studios et 2-pièces dans une résidence de meublés dans le quartier d'affaires Euronantes, près de la gare et de la Cité des congrès.


“Dans le cadre du loueur en meublé (LMP/LMNP), des revenus sont garantis nets de toutes charges, ainsi que le remboursement de la TVA sur le montant total de l'investissement”,précise le commercialisateur. Sur les rives sud, face à l'île de Nantes, on trouve encore CX4-Le Parc de la Greneraie, une réalisation ADI-Promotion.


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