Un apport de 10 à 20 % et des aides à suivre de près

Même son de cloche chez le courtier ACE. “Je n’ai pas le sentiment que les conditions d’accès au crédit ont changé, confie Franck Lévy. Pour notre part, nous parvenons toujours à obtenir des crédits à 100 % pour nos clients, voire 110 %,mais cela se décide au cas par cas”. Pour que votre dossier passe sans difficulté, il faut déjà que le crédit nécessaire à votre acquisition n’implique pas un endettement supérieur à 33 % de vos revenus mensuels. Et si certaines banques acceptent de vous prêter à 100 ou 110 %, sachez qu’elles ne dérogeront plus à cette sacro-sainte règle d’endettement. “Certaines banques sont plus draconiennes que d’autres et se basent sur le reste à vivre, c’est-à-dire le revenu disponible une fois toutes les charges payées”, indique Franck Lévy. Votre dossier doit donc être en béton.

Un apport de 10 à 20 % et des aides à suivre de près
Un apport de 10 à 20 % et des aides à suivre de près

Première règle, offrir à la banque un apport personnel assez consistant pour que le taux d’endettement soit supportable et que vous puissiez faire face aux premiers frais d’installation dans votre logement. De ce point de vue, un apport de 10 à 20 % paraît judicieux. Plutôt difficile à obtenir quand on vient de démarrer dans la vie active ! Si vous n’avez pas cette somme, pistez toutes les aides dont vous pourriez bénéficier : plan épargne logement, déblocage anticipé de votre participation dans l’entreprise qui vous emploie, donation de vos parents…


Si votre emploi est stable et vos possibilités d’évolution de carrière ouvertes, vous ne rencontrerez sans doute aucun problème pour trouver un banquier susceptible de vous financer. “Durant la période d’euphorie, si le reste à vivre était suffisant, les banques n’hésitaient pas à monter jusqu’à 38 % d’endettement. Aujourd’hui, elles se limitent vraiment à 33 % maximum, affirme Christophe Crémer, de Meilleurtaux. Et elles épluchent minutieusement tous les aspects du dossier. Elles se penchent notamment sur la catégorie socio-professionnelle du candidat à l’emprunt, son niveau de revenus, son ancienneté professionnelle… Le moindre point négatif peut occulter tous les côtés positifs.”Michèle X., qui exerce une profession libérale et vit seule avec son enfant, en a fait la malheureuse expérience. Elle a vu son crédit refusé parce qu’elle avait dû s’arrêter de travailler deux ans, en raison de l’état de santé de son enfant. Pourtant, pour son achat de 315 000 €, elle disposait de 215 000€ d’apport et n’empruntait donc que 100 000€. Autre exemple, une infirmière grenobloise qui n’avait que deux années d’ancienneté professionnelle, s’est vu, elle aussi, opposer un refus, au prétexte qu’elle ne possédait pas son diplôme et que sa situation n’était donc pas très stable, alors qu’elle disposait d’une caution parentale…


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