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TROIS QUESTIONS À JEAN-PAUL DOVA - Deuxième vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine

“3 500 logements sociaux vendus en 5 ans”

TROIS QUESTIONS À JEAN-PAUL DOVA - Deuxième vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine
TROIS QUESTIONS À JEAN-PAUL DOVA - Deuxième vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine

Indicateur Bertrand : En 30 mois, vous avez délivré un peu plus d’un millier de prêts à 0% aux primo-accédants altoséquanais. Cela paraît peu au vu des besoins du département ?


Jean-Paul Dova : Il faut dire que ce prêt à 0% du Conseil général peut se cumuler avec ceux de l’État et de l’office départemental HLM, et permet également un différé de remboursement durant dix ans. À condition que l’accédant ait déjà obtenu les deux autres prêts. Notre action vis-à-vis des accédants à la propriété est donc loin d’être négligeable. Nous avons réalisé 1 150 Prêts logement 92 depuis fin 2005. C’est beaucoup au regard de la difficulté que nous avons eue à proposer aux locataires occupants du parc social, d’acheter leur appartement. On nous a accusés de brader le logement social alors qu’il s’agissait, comme le voulait déjà Nicolas Sarkozy qui n’était pas encore président à l’époque, de diversifier nos interventions en matière de logement sans avoir une vision restrictive de notre action. Les premières communes à avoir joué le jeu ont été celles du Plessis-Robinson et de Suresnes. Nous avons surtout ciblé les ménages entre 25 et 40 ans, car cette catégorie de locataires est de plus en plus nombreuse à envisager à l’achat de son logement HLM. Les plus réticents du début sont aujourd’hui les plus demandeurs. Cette première expérience est très concluante.


I. B. : D’autres villes se sont-elles mises sur les rangs ?


J.-P. D. : Nous avons élargi le prêt à d’autres communes comme Gennevilliers, Meudon, Garches ou Issy-les-Moulineaux. Nous menons évidemment ces opérations dans les secteurs où le logement HLM dépasse le quota de 20 % de la loi SRU. Je pense pouvoir affirmer que 3 500 logements seront ainsi vendus sur 5 ans, ce qui allégera le fichier des demandeurs de logements sociaux, et nous permettra ainsi d’en financer de nouveaux.


I. B. : Ces opérations ne concernent malheureusement pas tout le parc HLM. Que faite vous pour les prétendants à l’accession qui n’ont pas encore eu la chance d’acheter leur logement HLM ?


J.-P. D. : Ils sont bien sûr déçus, et nous demandent de poursuivre notre action. Dans certains cas, on peut envisager un échange de logement pour les intégrer dans le processus de vente. Cela exige un peu de patience. Mais l’effet d’entraînement vers le haut est très positif.


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