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TROIS QUESTIONS À JEAN HAËNTJENS, Urbaniste, auteur du “Pouvoir des villes” (éditions de l'Aube)

“À surface égale, on a moins de place perdue dans le neuf que dans l’ancien”

TROIS QUESTIONS À JEAN HAËNTJENS, Urbaniste, auteur du “Pouvoir des villes” (éditions de l'Aube)
TROIS QUESTIONS À JEAN HAËNTJENS, Urbaniste, auteur du “Pouvoir des villes” (éditions de l'Aube)

Indicateur Bertrand : Quels sont les nouveaux besoins des acquéreurs ? Jean Haëntjens : Les gens veulent désormais avoir la possibilité de multiplier les activités chez eux : bricoler, peindre, jardiner... Ils ne veulent plus vivre dans une “boîte”, autrement dit, se contenter de manger et dormir dans leur logement. Pour répondre à leurs nouvelles attentes, ils étendent leur territoire. Leur goût pour l'extérieur est de plus en plus prononcé. D'où le succès de la maison individuelle avec jardin, mais aussi des balcons et terrasses, autres moyens de végétaliser leur logement et de s'offrir une pièce de vie en plus. Le besoin de bien-être est également plus fort. On le voit avec le développement des jaccuzzis et des hammams dans les salles de bains ! Un vrai spa à domicile. Enfin, les familles recomposées expriment leur fort besoin de modularité. Logique : quand on passe de deux en semaine à six le week-end avec l'arrivée des enfants, la maison doit être extensible. Le neuf règle ce type de problème, puisqu'il permet à la maison d'évoluer dans le temps.


I. B. : Quelle est, selon vous, la pièce qui a le plus évolué ?


J. H. : La cuisine, sans aucun doute. Avant, c'était une pièce secondaire, mal aérée, purement fonctionnelle, qu'on ne montrait pas. Désormais, elle devient une pièce à recevoir, dans laquelle on n'hésite plus à organiser des dîners intimes. La version “américaine” est une tendance en hausse. Et, le marché de l'équipement de la cuisine est très vigoureux. Les robots sont désormais des objets esthétiques, souvent en acier poli. De même que les belles casseroles en inox, que l’on exhibe.


I. B. : Le neuf est-il mieux adapté que l'ancien aux nouvelles attentes des acquéreurs ?


J. H. : Oui, tout simplement parce que les pièces y sont mieux agencées. À surface égale, on a moins de place perdue dans le neuf que dans l’ancien. Il n'y a quasiment plus d'entrée, pour optimiser les surfaces. Dans le même esprit, les armoires ont été remplacées par des placards intégrés. Les astuces gain de place se multiplient dans le neuf. Exemple avec les rangements, qui n'hésitent plus à utiliser le moindre recoin autrefois perdu : un meuble qui s'installe sous un escalier, ou des étagères posées (très) en hauteur pour exploiter de beaux volumes sous plafond, par exemple. Enfin, les balcons et les terrasses sont beaucoup mieux travaillés, pour devenir de véritables pièces à vivre supplémentaires quand arrivent les beaux jours.


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