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TROIS QUESTIONS À JEAN ESPILONDO, Maire d’Anglet, conseiller général et ancien député

“Inciter les forces vives à revenir à Anglet”

TROIS QUESTIONS À JEAN ESPILONDO, Maire d’Anglet, conseiller général et ancien député
TROIS QUESTIONS À JEAN ESPILONDO, Maire d’Anglet, conseiller général et ancien député

Indicateur Bertrand : Quel regard portez-vous sur le volet de l’habitat au sein de votre ville ?


Jean Espilondo : Rattachée à la communauté d’agglomération BAB (Bayonne-Anglet-Biarritz) et forte de 38 000 habitants, Anglet est un cas unique en France, où les grandes surfaces se sont construites à l’intérieur de l’agglomération, quitte à entraîner une situation d’asphyxie en matière de transports. Depuis des années, nous observons avec consternation le dépeuplement de nos écoles élémentaires et maternelles, ce qui signifie que les forces vives quittent de façon massive non seulement la commune, mais aussi l’agglomération. Dès lors que les familles s’agrandissent, elles s’exilent en première couronne, risquant de provoquer une inversion de la pyramide des âges à Anglet. De plus, la population progresse toujours, alors que les écoles se vident : ce phénomène est le fait d’une population de seniors ou de jeunes couples sans enfants qui souvent, dans le contexte d’une forte inflation des prix de l’immobilier, ne resteront pas.


I. B. : Quelles sont vos craintes ?


J. E. : Je ne veux pas être le maire d’une ville qui ne compterait que des résidences pour personnes âgées ! Anglet doit conserver son dynamisme, et il est impératif de réagir, car nous assistons actuellement à un déplacement des centres économiques vers le sud des Landes. Nous devons refuser de nous transformer en un territoire résidentiel de ce type. Quant au tourisme, bien qu’il soit un secteur important, il n’en reste pas moins fragile au sein d’une économie mondialisée. C’est pour cette raison qu’Anglet doit conserver son potentiel économique, notamment tourné vers ses activités aéronautiques. La plupart des salariés qui ont un emploi ici n’arrivent plus à se loger sur la commune. C’est contraire à la tradition de la Côte Basque, qui a toujours prôné un habitat mixte, en harmonie avec des activités industrielles fortes pour l’ensemble de la population.


I. B. : Quel type de mesures allez-vous prendre ?


J. E. : Il existe à Anglet de très nombreuses réserves foncières que les propriétaires ne mettent pas sur le marché, alors que ces terrains seraient utiles. Nous allons donc appliquer une taxe sur les terrains constructibles mais aussi les logements vacants, pour inciter les propriétaires à les mettre sur le marché. Enfin, nous intervenons sur le PLU pour modifier les zonages et mettre en place une politique d’urbanisation qui permettra de créer plusieurs projets de Zac, avec une offre de logements à prix maîtrisés.


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