TROIS QUESTIONS À BERTRAND MOURS Président de l’Oloma

“Il est essentiel de conserver un équilibre entre investisseurs et acheteurs occupants”

TROIS QUESTIONS À BERTRAND MOURS Président de l’Oloma
TROIS QUESTIONS À BERTRAND MOURS Président de l’Oloma

Indicateur Bertrand : Dans un contexte national à la baisse, l’Oloma constate une progression du nombre de mises en vente et de ventes au 1er trimestre 2008. Les Pays de Loire échappent-ils à ce ralentissement général ?


Bertrand Mours : Au 1er trimestre 2008, on constate en effet 893 ventes de logements collectifs ou en individuel groupé, contre 818 un an auparavant, et 500 mises en vente de plus pour une offre actuelle de 2 500 logements. Celle-ci se stabilise à ce niveau depuis trois trimestres. Sur le périmètre de l’Oloma, le coeur de marché est très attractif, avec des zones de développement économique bien desservies. Il faut aussi prendre en compte l’apparition d’une offre de logements en accession aidée qui contribue à la progression des ventes et à la stabilisation des prix de l’immobilier. On les trouve dans les Zac, dans le cadre de convention avec les collectivités et dans les périmètres des zones Anru, où les programmes sont ouverts à une TVA à 5,5 %.


I. B. : Ces dispositifs sont-ils suffisants pour maintenir une offre accessible ?


B. M. : Ils s’inscrivent dans une démarche pérenne. Le volume de production dans les Zac est en pleine croissance (30 à 35 % au 1er trimestre 2008, contre 10% au 1er trimestre 2007). Le bilan du 1er trimestre souligne une offre commerciale adaptée au marché, puisque 58 % des programmes ont été vendus avant le démarrage des travaux et 40% pendant le chantier. Seulement 1,6% de l’offre n’était pas vendue une fois les travaux achevés. Pour l’avenir, nous nous inscrivons néanmoins dans un mécanisme d’augmentation des coûts de travaux. Et le coût des logements libres va continuer à progresser. On peut l’atténuer en s’adaptant sur le prix du foncier, et la maîtrise technologique pourrait permettre de contenir au mieux l’augmentation des prix liée aux performances énergétiques.


I. B. : Les investisseurs sont moins présents aujourd’hui ?


B. M.. : Leur nombre se maintient. C’est la part des acheteurs occupants qui a progressé. Elle représente 58,5% des ventes, contre 41,5 % d’investissements. Cette évolution est relativement saine. Il est essentiel de conserver un équilibre entre ces deux marchés. On voit actuellement beaucoup d’articles sur les abus de produits vendus dans le cadre du dispositif Robien ; certes, ces abus existent, mais ils restent marginaux. Le bon sens consiste évidemment à s’informer avant d’investir dans un bien immobilier. On peut effectuer une visite sur place ou consulter le site www.clameur.fr (Connaître les Loyers et Analyser les Marchés sur les Espaces Urbains et Ruraux).


Service

Prenez rendez-vous avec un diagnostiqueur