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TROIS QUESTIONS À ANNE HIDALGO Première adjointe en charge de l’urbanisme et de l’architecture

“Sur certains territoires excentrés, il reste de la place à exploiter en hauteur”

TROIS QUESTIONS À ANNE HIDALGO Première adjointe en charge de l’urbanisme et de l’architecture
TROIS QUESTIONS À ANNE HIDALGO Première adjointe en charge de l’urbanisme et de l’architecture

Indicateur Bertrand : Vous venez de prendre en charge l’urbanisme et l’architecture de la Ville. Voudriez-vous nous rappeler vos précédentes fonctions ?


Anne Hidalgo : J’étais chargée de l’égalité femmes/hommes et je présidais la Sem PariSeine. J’ai accompagné de grands projets sur le Front de Seine et le site de Beaujon, et j’ai été mobilisée sur des sujets transversaux, comme l’élaboration du Plan Climat que j’ai supervisée. Je suivais également les budgets d’arrondissements avec les maires. Toutes ces fonctions étaient celles d’un premier adjoint.


I. B. : Verrons-nous bientôt une inflexion de l’urbanisme et de l’architecture ?


A. H. : La première mandature, avec Jean-Pierre Caffet pour adjoint à l’urbanisme, a permis de mettre en place les outils. Notamment le PLU et l’organisation de Zac importantes, comme celles de Clichy-Batignolles et Paris Nord-Est. La mandature qui s’ouvre sera celle où nous pourrons construire et produire des réalisations. Paris Rive Gauche, coordonnée par Christian de Portzamparc, témoigne d’une grande qualité architecturale et d’une mixité des fonctions. Il nous faudra reproduire cet exemple en allant plus loin d’autant que nous avons la chance, en France et plus largement à l’international, d’avoir des architectes qui s’intéressent à la façon dont leurs créations vont s’inscrire dans la ville. Nous ne nous interdisons pas de parler de hauteurs, sauf bien sûr dans le Marais et le coeur de ville, dont le patrimoine est magnifique. C’est plus envisageable dans certains territoires excentrés, comme Masséna Bruneseau, Berthier Poniatowski, la porte de la Chapelle ou Paris Nord-Est. La hauteur ne dépasserait pas 50 mètres pour le logement, social notamment, et monterait plus haut pour les équipements et lieux d’activités. Mais rien ne se fera sans une concertation avec les Parisiens, que je proposerai au Conseil de Paris début juillet.


I. B. : Quels liens envisager avec la périphérie ?


A. H. : Dès la précédente mandature, de nombreux contacts ont été établis avec les communes limitrophes et une forme d’organisation du travail a même été mise en oeuvre avec une soixantaine de collectivités. Reste maintenant à s’intéresser aux solidarités fiscales. La Ville de Paris va participer activement aux réflexions sur la Région Capitale, conduites par Christian Blanc. Nous entrerons dans les projets par des usages identifiés, tâche pour laquelle nous comptons sur l’appui des architectes et des urbanistes. Leur travail est pluridisciplinaire ; s’en priver serait du gâchis.





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