Taux révisables plus risqués

Bien que moins sécurisants, les taux révisables sont mieux perçus aujourd'hui qu'il y a quelques années. Il est vrai qu'ils offrent des conditions plus avantageuses que les taux fixes. Dernièrement, pour un prêt sur 15 ans, les taux les plus attractifs étaient proposés à partir de 2,75 % sur 15 ans à la BPE (Banque Privée Européenne), 2,91 % chez LCL Crédit Lyonnais ou encore 2,95% au Crédit Immobilier de France. Dans les autres établissements, la fourchette oscillait entre 3 et 3,30 %. On le voit, l'écart entre taux fixe et taux révisable est donc assez minime. Ce qui fait perdre leur attrait aux taux révisables. La récente décision de la Banque centrale européenne (BCE) d'augmenter à nouveau son principal taux directeur (elle l'avait déjà fait en décembre dernier) et de le passer de 2,25 à 2,50 % n'agit pas, non plus, en faveur de ces formules qui devraient par ricochet augmenter aussi.

Taux révisables plus risqués
Taux révisables plus risqués

De nouvelles hausses de la BCE sont tout à fait probables ce printemps. Un élément qui risque de freiner la production de ces crédits. Malgré tout, avec un taux révisable, vous pouvez réaliser une petite économie durant les premiers mois de vie du prêt. Ainsi, avec un crédit consenti sur 15 ans à 2,90 % la première année, votre mensualité s'élèvera à 1 029 € au lieu de 1 072 € pour un taux fixe à 3,50 %, soit une économie de 516 € sur la première année. Mais au bout d'un an, que se passera-t-il ? Comment évoluera le taux ? Il faut savoir qu'avec une formule révisable, le taux consenti au départ - souvent un taux d'appel - n'est valable que pour une période limitée : trois mois à un an selon les formules. Ensuite, il est révisé en fonction des fluctuations de l'indice de référence retenu (en général l'Euribor 3 mois ou un an) auquel s'ajoute la marge de la banque (entre 1 à 2 points selon les établissements). Autrement dit, même s'il n'a pas varié sur l'année, votre taux augmentera forcément. Autre inconvénient : la répercussion des hausses. Dans une formule révisable classique, les fluctuations de taux sont répercutées intégralement. Soit par augmentation de la mensualité, soit par allongement de la durée du crédit. Dans ce dernier cas, la mensualité peut être plafonnée, par exemple en fonction de l'indice Insee des prix à la consommation. Mais si le plafonnement de la mensualité ne permet pas d'absorber toutes les hausses, c'est la durée du crédit qui s'allongera. Reste une porte de sortie : le remboursement par anticipation sans pénalité ou le passage à taux fixe. Une possibilité qui n'existe cependant pas dans toutes les formules. Notamment les révisables "capés". Et c'est logique puisque ces formules vous assurent d'un taux qui ne pourra jamais être dépassé, quelle que soit l'évolution de l'indice de référence. Dans un mouvement de hausse enclenché, ces prêts sont toutefois préférables. "Il est plus que jamais préférable de veiller à obtenir un taux variable plafonné en cas de hausse", conseille Empruntis.


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