Silence, on vit !

Vous souffrez de troubles du sommeil, de nervosité, de fatigue ? Le grand coupable est peut-être tout simplement... le bruit. Plus d’un Français sur deux (54 %) se déclare gêné par le bruit lorsqu’il est chez lui, celui de la circulation en tête suivi de près par les troubles du voisinage. Souvent, le bruit apparaît comme une fatalité, or il n’en est rien. En effet, la réglementation évolue régulièrement pour assurer une meilleure qualité acoustique dans les bâtiments neufs ; la première disposition en la matière date de 1970 et a été durcie en 1996 avec la Nouvelle réglementation acoustique (NRA). Cette dernière a apporté son lot de nouveautés, comme un isolement minimal de 30dB contre les bruits extérieurs ou encore une correction acoustique dans les zones de circulation communes (couloirs, escaliers, halls). Revue et corrigée en 2000 pour s’adapter aux normes européennes, la NRA assure un confort acoustique sans faille aux logements neufs. À noter que les logements construits à proximité de voies routières ou ferroviaires bruyantes bénéficient d’un isolement acoustique renforcé. Pour aller encore plus loin, on peut demander la certification “Qualitel confort acoustique”, délivrée aux logements qui présentent des caractéristiques d’isolation acoustique supérieures aux minimas réglementaires, notamment dans le domaine des bruits de chocs et d’équipements collectifs. Dans tous les cas, pour optimiser le confort acoustique d’un logement, des précautions sont à prendre le plus en amont possible, dès la conception, car toutes les corrections mises en oeuvre ultérieurement reviennent plus cher.

Silence, on vit !
Silence, on vit !

On distingue différents types de bruits, et une solution adaptée à chacun d’entre eux. Pour se protéger des bruits aériens extérieurs (voitures qui klaxonnent, chantier sous vos fenêtres, aéroport à proximité...), vous devez concentrer vos efforts sur les ouvertures (fenêtres et portes). Le dicton est bien connu : là où passe l’air, passe le bruit ! Ne lésinez pas sur la qualité : optez pour une fenêtre équipée d’un vitrage haute performance, de type “feuilleté acoustique”. À ne surtout pas négliger, la menuiserie (PVC, aluminium...) qui joue également un rôle important. Autres points faibles acoustiques, les coffres de volets roulants. On peut les améliorer en doublant les plaques de fermeture si celles-ci sont trop légères (contreplaqué de quelques millimètres d’épaisseur), ou bien en ajoutant des absorbants acoustiques (du type laine minérale) à l’intérieur du coffre. Pour tous les bruits de chocs (pas, déplacement de meubles ou chute d’objets), les solutions sont bien différentes. La plus simple et la moins coûteuse consiste à poser sur le plancher un revêtement de sol textile, de type moquette. Problème, quand le revêtement est usé, son efficacité acoustique peut être dégradée, voire annulée. La meilleure option consiste à mettre en place une chape flottante. Mince dalle de béton reposant sur un isolant, elle permet d’éviter que les bruits de chocs ne se transmettent à l’étage du dessous. En effet, le sol ainsi coupé de la structure du bâtiment ne pourra transmettre de vibrations dans les autres pièces. Cette solution offre une protection définitive, puisqu’on n’a pas à redouter la réduction des performances par l’usure du matériau.


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