Sécurité maximale dans le neuf

Pour que votre logement soit un havre de paix, il faut en assurer la sécurité : les réglementations évoluent si vite que le neuf est la seule garantie pour une sécurité au top. Démonstration.

Sécurité maximale dans le neuf
Sécurité maximale dans le neuf

L'énergie électrique est une compagne précieuse dans la vie de tous les jours. Et omniprésente. Qu'elle disparaisse un instant et c'est la catastrophe. S'éclairer aux bougies, l'idée est romantique l'espace d'une soirée, moins à long terme... Un exemple parmi d'autres. Mais si elle nous est indispensable, elle peut aussi se révéler dangereuse. Par simple négligence ou par méconnaissance des risques. “L'électricité ne se voit pas, ne se sent pas, ne s'entend pas, mais elle reste dangereuse”, prévient Bruno Gendron, ingénieur électricien chez Promotelec. Le constat est alarmant. Sur 28 millions de logements en France, 7 millions présentent des risques, voire sont classés dans la catégorie “à haut risque”. Et, de fait, les accidents sont plus fréquents qu'on ne le croit. 4 000 Français se retrouvent chaque année aux urgences, victimes d'électrisation (tout passage d'un courant électrique dans le corps d'une personne). “Ce passage à l'hôpital prouve la gravité des faits. On ne compte donc pas là-dedans les petites « châtaignes », secousses, que l'on peut prendre, mais qui ne nécessitent pas de soins médicaux.” Pire, on compte une centaine de décès par an dus à une électrocution (soit une électrisation qui entraîne la mort). Plusieurs facteurs expliquent ces chiffres alarmants.


En premier lieu, un vieillissement dans l'Hexagone du parc de logements. Ainsi, près de la moitié d'entre eux possède une installation électrique datant d'avant... 1974 ! C'est depuis cette date que les installations neuves sont obligatoirement contrôlées avant leur mise sous tension. Ce contrôle est effectué par le Consuel, le comité national pour la sécurité des usagers de l'électricité (cf. l'encadré : 3 questions à Philippe André, président du Consuel). Sans contrôle, autant dire que les installations électriques étaient loin d'être toutes aux normes... “Et même si elles les respectaient, ces installations ont vieilli, en fonction de leur utilisation et de l'usure naturelle des matériaux.” Les appareils électroménagers se sont multipliés et les puissances consommées ont augmenté. Il n'y avait ni four à micro-ondes, ni sèche-linge, ni équipement home cinéma à cette époque ! “Les normes ont évolué, pour tenir compte des progrès techniques et de la croissance des besoins.Elles n'ont plus rien à voir aujourd'hui avec ce qu'elles étaient il y a vingt ans.”


Les logements neufs doivent désormais respecter la norme NF C 15-100. Son "cahier des charges" est bien fourni. Au chapitre obligations, elle indique notamment que tous les circuits de l'habitat doivent être protégés par un dispositif différentiel à haute sensibilité (30 mA). En détectant la plus petite fuite de courant, ces derniers vous protègent encore plus efficacement. Au moins deux circuits d'éclairage doivent être prévus par logement. Un même circuit peut alimenter huit points lumineux au maximum. Le tableau de distribution doit être placé dans un en- droit facilement accessible. Il doit en outre comporter une réserve minimale de 20 % pour de futures éventuelles extensions. La norme impose aussi des prises “à obturateur”. En clair, les trous sont fermés par des volets qui ne peuvent s'ouvrir qu'en même temps, sous la poussée des deux broches d'une fiche. Un plus sécurité indéniable pour les enfants, qui ne peuvent plus y mettre ni leurs doigts, ni quoi que ce soit d'autre.


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