Se mettre à l’heure du développement durable

Les acteurs de la construction ont bien compris l’importance de bâtir durable. La France est en train de combler son retard par rapport à certains de ses voisins européens. Démonstration.

Se mettre à l’heure du développement durable
Se mettre à l’heure du développement durable

Satisfaire nos besoins sans compromettre la capacité des générations futures de subvenir aux leurs : c’est le credo du développement durable. Ce qui pouvait encore sembler une utopie il y a une dizaine d’années, est bel et bien une idée en train de faire son chemin. Le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources naturelles sont des réalités désormais comprises par tous. Premier consommateur d’énergie (46 %) et deuxième émetteur de gaz à effet de serre (25 %), le bâtiment est le secteur où les marges de progrès sont les plus importantes. Si la France est encore loin d’être un élève modèle en la matière, la RT2005 ou le Grenelle de l’environnement l’ont prouvé : elle n’est plus le “cancre” de la classe ! “Certes, nous sommes en retard par rapport à l’Allemagne en termes de construction durable,notamment en matière d’énergie, reconnaît Jean-Pierre Bardy, sous-directeur de la qualité et du développement durable dans la construction au ministère en charge du Logement. Mais s’ils ont plus de maisons passives que nous,c’est juste parce qu’ils ont commencé plus tôt.Avec la RT2005, on a déjà fait un grand pas.Avec les exigences thermiques du Grenelle, encore plus sévères, on aura des bâtiments vraiment performants.” Les énergies renouvelables, et notamment le chauffe-eau solaire, commencent à décoller. L’architecture bioclimatique (profiter l’hiver des apports solaires gratuits, tout en se protégeant de la surchauffe en été) est aussi mieux prise en compte. Enfin, certaines solutions, sources d’importantes économies d’énergie, commencent à émerger. C’est le cas du puits canadien, qui permet de rafraîchir sa maison l’été, en remplaçant avantageusement la climatisation, et de diminuer la consommation de chauffage l’hiver. Certes, son coût n’est pas négligeable, mais le dispositif est très prometteur pour l’avenir. Et Jean-Pierre Bardy de conclure : “Aujourd’hui, on sait techniquement construire des maisons basse consommation. Le barrage que je vois encore à leur généralisation, ce n’est pas le coût, mais la formation. Poser un chauffe-eau solaire, par exemple, demande à la fois de se transformer en couvreur (pour que le toit soit étanche), et d’avoir des notions en plomberie mais aussi en électricité. Les professionnels ont compris l’importance du sujet, mais ils doivent apprendre ces nouvelles techniques et ça ne se fait pas du jour au lendemain.N’oublions pas qu’en France, une grande majorité d’entreprises comptent très peu d’employés.”


 

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