Rouen peaufine son image

Si la ville est fière de son passé, elle n'en demeure pas moins tournée vers l'avenir. Forte de 109 600 habitants (recensement de 2006) et de 411 435 à l'échelle de l'agglomération, la métropole normande veut jouer dans la cour des grandes et si elle accueille déjà les grands noms de l'industrie et des services, elle ne s'en contente pas et déploie toute son énergie à créer de nouveaux pôles d'emploi (technopole du Madrillet, Rouen Innovation Santé, Rouen Seine Ouest, Tallandier, parc du Zénith, des Hauts de Rouen, de la Briqueterie…).

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Des projets en cours ou à venir qui devraient participer à l'afflux de nouvelles populations. Rien que sur la ville intra muros, 4 300 ménages supplémentaires sont venus s'installer depuis 1999, soit une hausse de 6,9 %. D'où une politique active en termes de construction à l'échelle de l'agglomération." Nous avons multiplié le nombre de per- mis de construire par trois ou quatre par rapport au début des années 2000, indique Edgar Menguy, adjoint au maire chargé de l'urbanisme. Notre plan local d'urbanisme ouvre de nouvelles zones à l'urbanisation et nous avons supprimé le Coefficient d'occupation des sols (Cos) pour favoriser la constructibilité." L'agglomération en a bien besoin. Tous les regards se tournent d'ailleurs sur Rouen Seine Ouest, le projet phare de la ville qui s'étend sur 800 ha et qui a pour ambition de prolonger le centre-ville vers l'ouest. C'est en effet, de part et d'autre du sixième pont en cours de construction et qui devrait être ouvert à la circulation en 2008, que se joue l'avenir de Rouen. En aval du pont Guillaume-le-Conquérant, les effets de ce grand projet commencent déjà à se faire sentir. Sur les quais, les vieux hangars reprennent vie grâce à l'installation de nouvelles activités culturelles et de loisirs qui seront complétées par la future salle des Musiques Actuelles dès 2008. S'y ajouteront également le Palais des Sports conçu par Dominique Perrault, l'architecte de la Bibliothèque nationale de France (en 2010) et, enfin, les Docks, un pôle de loisirs (commerces, restaurants, cinémas….) signé Jean- Michel Wilmotte.


Des bureaux et des logements sont aussi prévus sur ce secteur. En matière d'offre neuve, chez Bouygues Immobilier, deux opérations sont en cours, l'une nommée les Terrasses Saint-Ouen face à l'Hôtel de Ville, à un prix moyen de 3 700 e/m2 ; l'autre (une centaine de logements) inscrite rive droite, dans le quartier de la gare au prix moyen de 3 300 e/m2. Rue d'Elbeuf, un autre programme, signé Akerys, propose également quelques opportunités. Un 2-pièces de 47 à 57 m2 vaut entre 137 000 et 187 000 e. Sur la rive gauche, c'est vers Saint-Sever qu'il faut se tourner. Depuis cinq ou six ans, les programmes neufs s'y sont multipliés, remplaçant avantageusement entrepôts et hangars désaffectés. Là, un programme mérite l'attention. Au pied du métro, le 50 avenue de Caen décline ses 38 appartements du 2 au 5-6-pièces à moins de 2 500 e/m2. "Je suis un artisan promoteur spécialisé dans l'accession sociale, explique Richard Brasseur, le PDG des Nouveaux Propriétaires, son promoteur, à Rouen, les acquéreurs ne peuvent guère mettre plus de 2 500 r/m2 d'autant que les taux de crédit ont augmenté". En dehors de la ville, c'est du côté de Deville-lès-Rouen qu'il faut chercher les opportunités. Les Terrasses de Flaubert, sur les hauteurs de la Seine, proposent leurs 2-pièces à partir de 124 100 e.


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