Réactions aux initiatives pour le logement en région PACA

Indicateur Bertrand :Comment réagissezvous aux différentes initiatives dites de “mobilisation pour le logement”, lancées par Nicolas Sarkozy ?

Réactions aux initiatives pour le logement en région PACA
Réactions aux initiatives pour le logement en région PACA

Jean-Marie Ebel : Au-delà de la crise financière qui a pris naissance lors de l’été 2007, nous faisons face à une crise structurelle de l’offre. C’est une véritable problématique qu’il ne faut pas négliger et, bien que l’on ne connaisse pas encore les modalités d’intervention de rachat de 30 000 logements, il s’agit d’une réponse au regard de l’absence d’offre en matière d’habitat et l’expression d’une prise de conscience au sommet de l’État.


Michel Puy : S’il s’agit d’une politique qui tend à redonner confiance, pourquoi pas ? Cela dit, la crise financière et l’évolution des prix de ventes se sont télescopées. Les conditions de sortie sont en grande partie extérieures au monde de l’immobilier.


Cyrille Nottet : Nous sommes face à une crise d’ampleur mondiale, et le secteur immobilier en subit naturellement les conséquences. Je pense que le marché immobilier national en général, et celui de la Côte d’Azur en particulier, est sain. Il n’y a certes pas de miracle, et la crise frappe notre région comme n’importe quelle autre. Au-delà du rachat par l’État de 30 000 logements ou d’autre initiative louable, susceptible de redonner de la confiance, c’est de financement dont les acquéreurs ont le plus besoin en ce moment.


Sarah Marie : C’est d’autant plus vrai que la demande continue à être très présente, et que les stocks de logements, eux, sont faibles.


Yann Hubert : La demande est effectivement toujours là, et les visites, très importantes sur nos bureaux de ventes, ce qui est encourageant.


Jean-Marie Ebel : La difficulté, c’est le problème de liquidité. Ni les promoteurs, ni les acquéreurs ne sont favorisés en matière de financement. Entre octobre 2005 et septembre 2008, les taux d’intérêt sont passés de 3,50 à 5,30 % à taux fixe. Cette augmentation a entraîné un renchérissement de 16 % de la mensualité moyenne, ce qui a automatiquement désolvabilisé 20 % des acquéreurs potentiels.


Service

Prenez rendez-vous avec un diagnostiqueur