Quand Toulouse se métamorphose

Entre le lancement d’écoquartiers, le succès des pôles de compétitivité et une population croissante, l’agglomération toulousaine a les moyens de braver la crise.

Quand Toulouse se métamorphose
Quand Toulouse se métamorphose

Le territoire toulousain est une destination très attractive. Avec une croissance démographique de 1,9 % par an, l’aire urbaine de Toulouse accueille plus de 19 000%nouveaux habitants chaque année ! La métropole ne connaît pourtant pas une croissance géographiquement homogène. Les axes de peuplement s’observent du centre-ville vers la périphérie. Au nord c’est le cas sur Borderouge, Lalande et Gramont, jusqu’à Aucamville et Launaguet. La population s’implante dans l’ouest, depuis l’avenue de Grande-Bretagne jusqu’à Colomiers en passant par St-Martin-du-Touch. Au sud, c’est le campus universitaire de Rangueil, mais également St-Simon et Cugnaux, qui sont concernés. Enfin, un arc nord-ouest englobe des communes les plus éloignées, de Mondonville à Bruguières. Loin d’être une ville de seniors, Toulouse est marqué par la jeunesse de ses habitants. C’est même l’une des ses caractéristiques : l’allure de la pyramide des âges de Toulouse diffère ainsi de manière très sensible du profil national avec un gonflement de la tranche des 15/29 ans, surreprésentés en raison notamment de l’attractivité de la ville en matière universitaire. Les populations en âge d’activité sont aussi très présentes, principalement entre 30 et 44%ans. Derrière ces constats, c’est la vitalité économique et l’attractivité de la métropole toulousaine qui se dessine. Dernier exemple en date : la ministre déléguée en charge des PME, Fleur Pellerin, a récemment salué les actions menées par le pôle Aérospace Valley, en déclarant que " le pôle Aéronautique, espace et systèmes embarqués est l’un des plus beaux succès de la politique des pôles de compétitivité ". C’est dans ce coeur de la Haute-Garonne que prennent place 56 ha dédiés à l’aéronautique, mais aussi un campus de 220 ha consacrés à la lutte contre le cancer. Comme le souligne Pierre Cohen : " Toulouse Montaudran Aérospace, le Parc des expositions d’Aussone, le Quai des savoirs, l’Oncopole, l’extension du réseau de fibre optique sur toute l’agglomération, s’inscrivent totalement dans cette perspective. "


 


Des quartiers neufs en pleine éclosion


Avec la fin des travaux de réhabilitation des sols de la Zac de la Cartoucherie, qui auront permis d’enlever des munitions datant des années cinquante et six boulets de l’époque napoléonienne sur une superficie de 11 000 m2, Toulouse ouvre une nouvelle page urbaine. Sur une 33 hectares, cet écoquartier en devenir est sis à la périphérie du quartier Saint-Cyprien, et à proximité du centre hospitalier Purpan, d’un campus étudiant et d’espaces culturels comme le Zénith. Bien desservi par le tramway et accessible depuis la rocade, 3 000% logements seront réalisés dans un souci de mixité générationnelle, avec 35 % d’habitat social, 25 % de logements en accession aidée, une crèche et un groupe scolaire. De plus, ce sont 6 000 m2 de commerces de proximité et 90 000 m2 d’activités qui verront le jour dans le secteur. La métropole mène de front le développement de plusieurs quartiers, certains en voie d’achèvement, d’autres encore en plein déploiement : sur le coteau de Gameville, à Saint-Orens, le site de Tucard, qui prend place dans un environnement naturel et sera accessible via une connexion au métro par la liaison multimodale sud-est, comprendra à terme 1 600 logements, avec près de 30 % d’habitat social et 7 % d’accession sociale. Le projet d’aménagement est déjà engagé depuis trois ans et verra son aboutissement à l’horizon 2020. Parmi les projets les plus porteurs et dont l’impact sera grand, figure Toulouse Euro sud-ouest, qui annonce l’arrivée de la LGV. La réalisation de ce projet " très emblématique ", comme le qualifie Pierre Cohen, a été attribuée à l’urbaniste Joan Busquets associé à Michel Desvignes et à Jean-Marie Duthilleul. Le 10 janvier dernier, François Hollande, a même déclaré que " relier la 4e ville de France au réseau européen de la Grande vitesse est un enjeu national prioritaire. La ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux-Toulouse est, de plus, l’un des projets ferroviaires les plus rentables au plan économique ". C’est, en plein centre-ville de Toulouse, l’annonce de réalisation de logements et la création d’activité autour d’un pôle d’échange multimodal. L’enjeu est de taille puisque 5 000 à 10 000% logements pourraient ainsi émerger aux abords du site, notamment à la place des ateliers du Raisin, situés sur des terrains appartenant à la municipalité et la SNCF. Ces constructions auront également un effet sur la politique de requalification et de densification du secteur. Les premiers projets d’aménagement seront définis d’ici fin 2013, avec les premières transformations visibles à partir de 2016 et 2017.

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