Quand l'emplacement fait le prix

Une chose est sûre, la première exigence de la clientèle haut de gamme tient à l’adresse du programme immobilier. Et plus celle-ci est rare, plus elle se paie au prix fort.

Quand l'emplacement fait le prix
Quand l'emplacement fait le prix

Jean-Philippe Roux de John Taylor le confirme : " Le haut de gamme doit répondre à un premier critère : l’emplacement. Il faut vraiment que le programme bénéficie d’une situation irréprochable. " C’est d’ailleurs à partir de l’emplacement que le promoteur décide ou non de réaliser un programme prestigieux. Paris conserve la faveur des acquéreurs. En particulier les 6e et 7e arrondissements et notamment des quartiers comme Saint-Germain, le Luxembourg, les Invalides.... Là, le neuf sort à des prix astronomiques. En témoigne le " 140 rue de Grenelle, Allée privée " (7e) à mi-chemin entre le dôme des Invalides et le palais Bourbon. Là, la réalisation commercialisée par Féau propose des villas de 3 à 5 pièces – exceptionnel à Paris – qui justifient des prix compris entre 25 300 et 28 000 €/m2. Le 8e arrondissement est également recherché. En particulier le Triangle d’or (Montaigne, George-V, François-1er, Guynemer...). Les prix y atteignent les mêmes sommets. Dans les arrondissements les plus centraux de la capitale (1er, 2e, 3e, 4e et 5e), l’île Saint-Louis, l’île de la Cité, la place des Vosges, les Tuileries, le Palais Royal, le Panthéon... restent des valeurs sûres, surtout pour les étrangers en quête de petits pied-à-terre. Plus excentré mais très prisé par les Français pour ses grands appartements, le 16e nord (Passy, Trocadéro, Victor-Hugo...) est une adresse des plus chic. Sefri-Cime y commercialise, avenue Victor-Hugo une petite résidence dont les prix oscillent entre 16 000 et 19 000 €/m2. Une adresse du côté de la place des Ternes, de la porte Maillot ou vers Courcelles (17e) se paie également le prix fort. Mais, dans un quartier moins prestigieux comme celui de Clichy-Batignolles, seuls les appartements avec terrasses des derniers niveaux peuvent se revendiquer haut de gamme et dépasser les 13 000 €/m2. Ailleurs, dans les autres arrondissements de la capitale, même s’il existe quelques micromarchés très convoités comme les abords de la place Saint-Georges (9e), de Montsouris (14e), de l’avenue Junot (18e) ou du parc des Buttes-Chaumont (19e), le haut de gamme est rare. Quoi qu’il en soit, à Paris, le foncier est rare. Encore plus pour les emplacements dans cette catégorie. Au 3e trimestre 2013, moins de 900 lots étaient à la vente dont une cinquantaine peut être qualifiée de prestige. Les communes périphériques (Neuilly, Boulogne, Levallois...) ne sont guère mieux loties. Pas plus que les grandes métropoles régionales où les quartiers huppés accueillent rarement du neuf. La Côte d’Azur (Saint-Tropez, Cannes, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Villefranche, Menton...) voit parfois sortir des programmes de haut standing très convoités par la clientèle française et étrangère. Logique : " On y trouve un art de vivre unique sur un périmètre restreint avec la mer, des boutiques de luxe, des palaces... explique Sylvain Boichut de John Taylor. La façade atlantique a aussi ses adeptes et recèle quelques pépites : Biarritz, Saint-Jean-de-Luz, le bassin d’Arcachon, La Baule, Deauville... À La Baule, les plus beaux appartements d’Elegia 27-28 Océan, avec vue panoramique sur la mer peuvent atteindre 15 000 €/ m2. À la montagne, les valeurs peuvent grimper beaucoup plus haut comme à Megève, Courchevel, Méribel ou L’Alpe d’Huez.

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