Projets et constructions : à Lyon, le marché voit grand

Logements dédiés à l’accession, projets urbains comme La Confl uence ou le Gratte-Ciel Nord : le Grand Lyon, deuxième zone de France en termes d’attractivité, mise sur le neuf.

Projets et constructions : à Lyon, le marché voit grand
Projets et constructions : à Lyon, le marché voit grand

Sur un territoire de 58 communes où réside 1,2 million d’habitants, le Grand Lyon est, après l’Île-de-France, l’une des zones les plus attractives de l’Hexagone. Une région première en nombre de créations d’entreprises, deuxième pour le tourisme d’affaires, dotée de deux pôles de compétitivité dans la chimie et l’environnement, d’un des cinq bioclusters européens, forte de ses 130 000 étudiants et de 550 laboratoires de recherche. Ce n’est donc pas un hasard si cette attractivité se retrouve dans la multiplication de projets urbains sur le territoire métropolitaine, à l’instar de Gratte-Ciel Nord, à Villeurbanne, 19e ville de France. C’est l’année des 80 ans de ses fameux gratte-ciel que ces derniers vont pousser les limites du centre-ville actuel tout en favorisant une mixité sociale et générationnelle, la marque de fabrique de cette commune. La ZAC Gratte-Ciel Nord, dont les premiers travaux sont prévus à partir de 2016, participe aux objectifs du Grand Lyon, qui prévoit une forte croissance démographique d’ici à 2030. Le projet se développera à partir des gratte-ciel existants pour s’étendre : de 5 hectares actuellement à 12 hectares, pour près de 900 logements qui viendront s’ajouter aux 1 200 logements construits entre 1927 et 1934. On trouvera dans ces nouvelles réalisations 45 % de logements locatifs sociaux ou en accession à la propriété, dont des résidences sociales pour étudiants et personnes âgées. À ce projet symboliquement ambitieux, il convient d’ajouter le Carré de Soie, à l’est de l’agglomération, où le lancement récent de la ZAC Tase verra Cogedim Grand Lyon réaliser 900 logements, dont 30 % en locatifs sociaux, 20 % en accession plafonnés à 2 800 € le mètre carré hors stationnement et 50 % de logements en accession libre, pour des travaux prévus en 2018.


 


4 000 logements et des bâtiments à énergie positive


Au même moment, la ZAC Villeurbanne-La Soie – où sont prévus 1 400 logements, qui seront réalisés à partir de 2017 – vient de démarrer. On pourrait encore citer la ZAC de la Buire, au sud de la gare TGV de Part-Dieu ou le Grand Projet de ville de La Duchère, déjà bien démarré. En tout cas, c’est bien le projet de La Confluence qui constitue l’un des plus ambitieux projets urbains de centre-ville, avec, tout récemment, le lancement de la phase 2 et la réalisation de l’îlot A3 confi é à Icade. Lyon Confluence et ses 820 000 m2 de SHON, dont 4 000 logements, a la particularité de s’être lancé dans le développement de bâtiments à énergie positive. Sur la phase 1, le projet Hikari – trois bâtiments de 12 500 m2 réalisés par Bouygues Immobilier – en témoigne, dans le cadre d’un accord entre le Grand Lyon et le Nedo, une agence paragouvernementale japonaise équivalente de l’Ademe. Pour Éric Mazoyer, directeur général délégué de Bouygues Immobilier, les atouts de cette réalisation, qui sera livrée en 2015, sont évidents : " Il était intéressant de réfléchir à une technique de pilotage d’un îlot comprenant plusieurs bâtiments avec une forte mixité. Hikari, c’est le passage de l’immeuble à énergie positive à celui d’un îlot, avec un système de parking géré en mutualisation. Au final, la facture énergétique sera de 30 % inférieure aux exigences de la RT 2012. Nous sommes en train d’écrire la façon dont nos villes fonctionneront demain. "

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