Plus de 1 500 ventes de logements neufs sur un an

Dans ce contexte, comment se comporte le marché des principales agglomérations du département ? Selon l'étude récente du groupe Adéquation, Montpellier a connu un niveau de 314 ventes au 4e trimestre 2008, contre 422 au 3e trimestre, 439 au 2e trimestre et 417 ventes au cours des trois premiers mois de 2008. Comparée aux chiffres du 4e trimestre 2007, la baisse est sensible et il faut revenir au 4e trimestre 2005 pour trouver un niveau comparable. Pour l'année 2008, on enregistre 1 592 ventes, soit un niveau quasi égal à celui de 2007, qui s'établissait à 1 691 logements. Ce n'est donc pas tant le niveau des ventes qui peut inquiéter, car il se maintient, mais plutôt l'écart entre ventes et mises en vente qui a connu une brusque accélération début 2008. Les mises en vente représentent en effet pour l'année 2008 un niveau de 2 248 logements, ce qui engendre un stock disponible de 1 721 logements, dont seulement 86 en ventes dites debout. “Attention lorsque l'on parle de stock ! lance Philippe Vézinet, directeur général d'Icade Ellul.Montpellier ne connaît pas de stock réel aujourd'hui, car la Serm assure une régulation de la production”. L'un des plus intéressants paramètres reste le taux d'écoulement, qui s'établit à 5,2 % – logiquement, le plus bas taux depuis des années. Quant au prix moyen des logements disponibles, il s'établit à 3 402€le m2. Au niveau du secteur de la revente, comme le montre la FNAIM, le prix moyen à la vente s'est fixé à 2 776 €/m2 au 4e trimestre 2008, ce qui représente un fléchissement léger de 0,2% par rapport à l'année 2008. La rentabilité brute moyenne, elle, s'établit à 5,6 %, avec des prix moyens à la location de 12,91€/m2.

Plus de 1 500 ventes de logements neufs sur un an
Plus de 1 500 ventes de logements neufs sur un an

Comme le souligne Thierry Icazio, chef d'agence de Vinci Immobilier, “de par sa situation d'importante agglomération,Montpellier a mis plus de temps que d'autres secteurs à freiner, mais chacun a subi des baisses de fréquentation, différentes selon la nature des programmes. En effet, le taux d'écoulement des logements destinés à la primoaccession ne pose aucun problème, contrairement au logement du secteur libre.”


Une fois de plus, Montpellier est non seulement sauvée par l'afflux de population nouvelle – près de 4 000 personnes par an – mais aussi par la politique d'aménagement urbain de la Ville qui maîtrise une grande partie du foncier des opérations lancées. “C'est la chance de Montpellier que de pouvoir appliquer une gestion de l'urbanisme qui assure une régulation des fonciers et un maintien de leurs prix qui, bien qu'augmentant, restent stables”, analyse Philippe Gadelle, le président de la FPC du Languedoc-Roussillon.



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