Pas d'accalmie sur le marché breton

Avec une hausse de 22,3 % en 2005, selon les chiffres de la FNAIM, la Bretagne enregistre l'une des hausses les plus élevées de l'hexagone. La région – et en particulier ses secteurs les plus touristiques et littoraux – attire des ménages au pouvoir d'achat important. Un agent immobilier de Vannes constate : “Les retraités sont surreprésentés et influencent les prix à la hausse”. “L'immobilier breton est également dopé par ses ports de plaisance : l'extension des ports, les projets comme celui de la Cité de la voile à Lorient, entraînent une attractivité plus grande pour ces villes, plus d'emplois et donc une plus grande activité sur le marché immobilier” estime Ariane Le Manach, responsable d'une agence immobilière à Lorient.

Pas d'accalmie sur le marché breton
Pas d'accalmie sur le marché breton

La résidence secondaire fait grimper les prix.


Le Morbihan est aussi le département français qui compte le plus grand nombre de résidences secondaires : celles-ci représentent 20 % du total des maisons. Dotée d'un budget plus important que celui des jeunes ménages actifs locaux, la clientèle des résidences secondaires participe à la hausse des prix. “Il faut remarquer que ces résidences secondaires ont tendance à devenir résidence principale à l'heure de la retraite. Pour la clientèle qui vient de grandes villes comme Paris, Rennes ou Nantes, les prix de Vannes, bien qu'élevés, paraissent moins décalés” estime un promoteur. La clientèle étrangère est également présente, friande de “vieilles pierres” et elle entraîne également les prix vers les sommets.


Vannes à prix d'or.


“Ce qui me plaît à Vannes ? La qualité de vie et les possibilités de balades magnifiques autour du golfe, sur les îles. Ce que je n'aime pas ? L'immobilier hors de prix” s'exclame Benoît, jeune professeur récemment muté au lycée Alain- René Lesage de Vannes. Un sentiment étayé par la réalité des chiffres : les Notaires du Morbihan ont de nouveau enregistré des augmentations à deux chiffres fin 2005, sur le marché de l'ancien : + 17 % sur les appartements, + 19 % sur les maisons et jusqu'à 21 % d'augmentation pour les terrains à bâtir. “Le marché est à la hausse depuis des années et l'augmentation représente 54 % sur les quatre dernières années. Cette année devrait enregistrer des progressions comparables” expliquent les notaires.


Dans le neuf, les prix moyens frôlent les 3 000 €/m2, ce qui met Vannes dans le peloton de tête des villes bretonnes. Des prix qui handicapent les primo-accédants et les jeunes ménages, mais qui reflètent l'existence d'une clientèle plus aisée, qui profite souvent d'une revente. Car malgré des prix élevés, les promoteurs, locaux comme nationaux, constatent un bon rythme de commercialisation sur leurs opérations. La qualité des programmes neufs s'est d'ailleurs illustrée récemment, le groupe Espacil Résidences de Philippe Desbois ayant reçu le Prix de la qualité de vie au naturel (dans le cadre du concours des Pyramides d'Or 2006), pour sa résidence Le Mozart.


Marché locatif saturé ?


A Vannes comme ailleurs, les investisseurs sont présents sur le marché du neuf, et l'Adil du Morbihan constate par la voix de son directeur, Augustin Chomel : “Le marché de la promotion est dopé par la demande des investisseurs, qui ont réservé plus de 600 appartements en 2003 et 2004. L'augmentation de l'offre de logements locatifs neufs a pour effet de “disqualifier” les autres logements, qui répondent moins bien aux attentes des ménages”. Dans son étude sur l'offre locative privée de la Communauté d'agglomération de Vannes, l'Adil note une offre supérieure à la demande en 2005, où les logements neufs tirent leur épingle du jeu. Avec des niveaux de loyer au m2 assez élevés pour une ville de cette taille – 10,9 € en moyenne pour les studios, 8,2 € pour les 3-pièces – l'investissement locatif peut s'avérer intéressant dans l'agglomération.


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