Paris : le royaume de l’immobilier ancien

Si 44 000 Parisiens ont trouvé un toit à s’offrir ces derniers temps, on ne peut que les en féliciter. Et les envier, aussi, parce que les appartements de la capitale demeurent extrêmement convoités et leurs prix sont donc en progression constante, malgré des soubresauts de l’immobilier ici et là en France. À Paris, tout se passe en vase clos. L’an dernier, 37 000 appartements anciens se sont vendus à 6 360 €/m2 en moyenne, un prix en croissance de 10,5 %. La palme de la hausse revient aux 1er et 4e arrondissements qui dépassent les 15 %, tandis que le 6e frôle les 10 000 €/m2 (+ 14,4 %).

Paris : le royaume de l’immobilier ancien
Paris : le royaume de l’immobilier ancien

“Aucun arrondissement n’affiche de prix au m2 inférieur à 5 000 €”, observaient les notaires parisiens à la fin de 2007. Au premier trimestre, la FNAIM relevait un prix de vente moyen de 6 342 €/m2, un loyer moyen de 23,04 €/m2 et une rentabilité brute de 2,8 %. Selon Gilbert Chouchana, le président de la région Paris des agences Laforêt, le constat est clair, sans réel changement ni ambiguïté. “En ce moment, le marché parisien de l’ancien se montre toujours très actif. Les biens zéro défaut continuent de partir rapidement”, analyse-t-il. Et pas d’évolution du côté des vendeurs, qui restent très gourmands. “On assiste à une situation totalement surréaliste, où chacun a une idée arrêtée sur la valeur de son bien, poursuit Gilbert Chouchana. Il est courant de voir un vendeur estimer son appartement, non pas en fonction du marché, mais de ses besoins pour acheter plus grand. Ainsi propose- t-il son 2-pièces au prix de son éventuel futur 3-pièces.” Si les vendeurs se montrent très exigeants, les acquéreurs, eux, s’avèrent de plus en plus volatils. “Ils nous demandent de négocier un prix pour eux, et acquièrent un autre bien dans l’intervalle. Ils prévoient de signer, mais finalement, se ravisent… on ne les tient plus !” déplore l’agent immobilier.


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