Paris : du "vert" dans les logements neufs

Dans la capitale, l’équipe municipale a affiché des ambitions durables dès son arrivée à l’Hôtel de Ville.

Paris : du "vert" dans les logements neufs
Paris : du "vert" dans les logements neufs

En 2007, le Conseil de Paris a adopté un plan climat drastique pour réduire de 30 % les émissions de GES et la consommation énergétique d’ici à 2020. Pour ce faire, la construction neuve ne doit pas dépasser 50 kWh/m2 en énergie primaire, soit 15 kWh/m2 de moins que le niveau BBC (bâtiment basse consommation) requis en Île-de-France. Des écoquartiers sont mis en route dans la mesure où les réserves foncières de cette ville si dense le permettent. Sur une ancienne friche ferroviaire, « Clichy-Batignolles » joue le rôle de vitrine pour Paris, d’autant que la cité judiciaire conçue par Renzo Piano, l’un des architectes du Centre Georges-Pompidou, s’y implantera. Ce morceau de ville d’une cinquantaine d’hectares, grand comme l’île de la Cité, arrivera au terme de son aménagement en 2017 après avoir grossi de plus de 3 000 logements, dont 50 % sociaux, et d’un bon nombre de bureaux, de commerces et d’équipements publics (2 crèches, 2 groupes scolaires, 1 gymnase). Au coeur du quartier, le parc Martin-Luther-King, de 10 ha, en partie réalisé, bénéficie déjà d’une forte fréquentation. En comparaison, l’écoquartier de la gare de Rungis, dans le sud du XIIIe, près du parc Mont-souris, fait figure de Petit Poucet avec seulement 3 ha, mais il aura tout de même son jardin public de 5 000 m2, ses bureaux, ses commerces et sa crèche.


 


Des tarifs attractifs à l'achat


Dans le XVe, l’écoquartier Boucicaut n’est guère plus grand. Il a pour lui la richesse de son patrimoine architectural : l’ancien hôpital du XIXe siècle, édifié grâce au legs de Marguerite Boucicaut, veuve du propriétaire du Bon Marché. L’écoquartier suit la logique durable de ses homologues avec, en bonus, une pépinière d’entreprises. Au-delà de leur souci écologique, ces « éco-appartements » sont recherchés pour leur vue sur verdure et leurs bons choix d’orientation (voir l’interview de l’architecte Anne Démians). En matière de commercialisation, trois programmes privés sont en cours sur « Clichy-Batignolles », entre 9 500 et 12 000 €/m2 (Vinci Immobilier). Un projet a été annoncé pour l’automne (Cogedim) et quatre promoteurs se sont vus attribuer du foncier : Bouwfonds Marignan, SefriCime, Kaufman et Broad ainsi qu’Emerige. Sur la gare de Rungis, on retrouve Vinci immobilier qui achève les réservations du O3 à 9 500 €/m2. « Boucicaut » s’apprête à un lancement du groupement Pitch Promotion/Crédit Agricole. Pour stimuler l’investissement locatif intermédiaire, un programme de Pierre Épargne Retraite Logement (PERL) a été retenu par la Sempariseine qui aménage le site. Il s’agit, selon le principe cher à PERL, de dissocier la nue-propriété et l’usufruit pour proposer aux investisseurs une capitalisation dans l’immobilier sur le long terme. Les tarifs sont extrêmement attractifs à l’achat. La commercialisation des 65 appartements aura lieu à l’automne 2013 et 60 % des biens sont familiaux, de 3 et 4-pièces.


 

Service

Prenez rendez-vous avec un diagnostiqueur