Nous ne ressentons pas de baisse de demande de crédits

3 questions à Marc QUIÉVREUX, directeur de la formation du réseau de courtage In & Fi Crédit

Nous ne ressentons pas de baisse de demande de crédits
Nous ne ressentons pas de baisse de demande de crédits

La récente hausse des taux fait-elle baisser la demande de crédits ?


Marc Quiévreux. Pour le moment, nous ne ressentons pas de baisse de la demande. Nous conservons plutôt des chiffres en progression. La hausse de 0,25 point de la BCE (Banque centrale européenne) avait été anticipée par les banques. 0,25 point de hausse, cela représente 2 % de pouvoir d'achat en moins. Je ne suis donc pas certain que cela joue sur les décisions d'achat. Mais, il est fort probable que nous ayons une nouvelle hausse au début de l'été. La conjoncture nationale mais aussi européenne et mondiale, inquiète les marchés. Pour l'instant, on a encore des taux à 3,90 % sur 15 ans.


Dans un tel environnement, les banques sont-elles plus frileuses ?


M. Q. Les banques resserrent leurs conditions de crédit. C'est lié à Bâle III, un dispositif qui oblige les banques à augmenter leurs fonds propres et à sécuriser les prêts qu'elles consentent. De fait, elles ont une approche plus qualitative que quantitative. Cela devient donc plus difficile pour ceux qui n'ont pas d'apport. Mais, les établissements ne ferment pas tous les robinets et nous parvenons
à trouver des solutions.
Les emprunteurs doivent, dans ce contexte, plutôt faire appel à un courtier qui saura les aider et les conseiller. D'ailleurs, de plus en plus de clients ont ce réflexe de venir nous questionner en amont de leur achat.


Comment fonctionne la distribution du PTZ+ ?


M. Q. Il faut reconnaître que les banques de dépôt ne sont pas des spécialistes et nous remarquons qu'elles ne sont pas toutes au fait de la nouvelle réglementation. Pour notre part, nous considérons qu'il y a un manque de connaissance quant à ce produit qui reste complexe. On voit encore des
banquiers s'appuyer sur l'ancienne réglementation. C'est lié aux réformes successives qui se sont produites en la matière.
C'est la raison pour laquelle il vaut mieux consulter de vrais spécialistes. Cela étant, pour les jeunes accédants à la propriété, c'est une bonne opération car ses conditions d'accès ont été assouplies. Par rapport à l'ancien dispositif, il n'y a plus de plafonds de ressources pour être éligible au prêt et les jeunes primo-accédants peuvent même en bénéficier s'ils sont encore rattachés au foyer fiscal de leurs parents.

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