Ni trop chaud, ni trop froid

La bonne température, 365 jours par an, ni trop froid en hiver, ni trop chaud en été, sans courant d'air : on pourrait définir de la sorte le confort thermique. Or, avant 1974, il n'existait aucune obligation d'isoler son logement. Autant dire que ceux construits avant cette date sont souvent des “cancres” en la matière. Depuis, la réglementation n'a cessé d'évoluer, offrant un confort thermique toujours meilleur dans le neuf.

Ni trop chaud, ni trop froid
Ni trop chaud, ni trop froid

La dernière version, c'est la RT2005. Celleci fixe une consommation énergétique “de référence”, à ne pas dépasser. Elle instaure aussi des “garde-fous”. Autrement dit, elle exige des performances minimales pour une série de composants (isolation, ventilation, système de chauffage...). Ces performances minimales ont été renforcées, notamment au niveau des déperditions par les ponts thermiques. Ces derniers sont les maillons faibles de l'isolation d'un mur, l'endroit où le “manteau isolant” a été interrompu.


Ils peuvent se situer par exemple au niveau d'une dalle, entre deux étages.


La chaleur s'échappe facilement à ces endroits-là. Or, dans le neuf, il est possible de choisir son mode d'isolation des murs préféré : par l'extérieur. De nombreux artisans français, à l'inverse de nos voisins, continuent d'isoler par l'intérieur. Pourtant, isoler par l'extérieur, c'est conserver intacte la surface des pièces. Surtout, ce “mur manteau” supprime les ponts thermiques. Au chapitre “nouveautés” de la RT2005, les énergies renouvelables sont valorisées. Idem pour l'architecture bioclimatique (voir l'encadré ci-contre). L'isolation est la base d'un bon confort thermique. Sans elle, pas besoin d'investir dans des équipements (notamment de chauffage) haut de gamme, ce serait du gâchis. L'hiver, l'isolation limite les déperditions à travers les parois. L'été, elle fait barrière à la chaleur et au rayonnement solaire extérieur. Les fermetures (volets, stores) sont doublement efficaces sur le plan thermique; elles renforcent l'isolation l'hiver, et offrent une protection solaire l'été.


Attention, thermique et acoustique ne vont pas toujours dans le même sens! Il faut donc veiller, dès la conception, à coordonnerles différents corps de métier. La facture grimpe rapidement s'il faut, par la suite, rattraper des erreurs. On utilisera de préférence des doublages thermiques à base de polystyrène élastifié ou de laine minérale, plus satisfaisants au point de vue acoustique.


Plus un logement est isolé, et plus grande est l'importance d'une bonne ventilation.


Sinon, gare à l'effet “bouteille de thermos”, et à l'humidité. Chaque personne produit environ 1 à 1,5 litre d'eau par jour.



Cette eau se répand dans le logement sous forme de vapeur. De la vapeur d'eau est également générée par l'utilisation des appareils de cuisson à la cuisine, des appareils sanitaires et ménagers. La VMC double flux a fait la preuve de son efficacité. Avec elle, la circulation de l'air s'effectue des pièces de vie (salon, chambres...) vers les pièces techniques (cuisine, salle de bains...). C'est en plus la clé de sacrées économies d'énergie.


Elle permet donc d'éviter les dégâts causés par l'humidité: condensation, mauvaises odeurs et dégradations du bâti. La ventilation est d'ailleurs une obligation pour tous les logements neufs depuis 1982. Avoir une maison saine, c'est également faire le choix des bons matériaux : laine de mouton, cellulose, laine de chanvre… Des matériaux qui ne sont nocifs ni pour l'environnement, ni pour votre santé. En achetant dans le neuf, il est plus facile de fixer un “cahier des charges” à votre constructeur.



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