Ne pas faire table rase de l’existant

Il s'agit par cette opération de 150 hectares de doubler la superficie du centre-ville. Confié à la Société d'économie mixte Lyon Confluence, le bras armé du Grand Lyon, l'aménagement conservera autant que faire se peut le dispositif existant, où résident 7 000 habitants et travaillent autant de personnes. Les travaux ont commencé par le prolongement de la ligne de tramway et la requalification du cours Charlemagne, l'artère centrale, droite comme le “i” entre le Nord et le Sud.

Ne pas faire table rase de l’existant
Ne pas faire table rase de l’existant

La gare TGV de Perrache devient le centre de gravité de la Presqu'île au lieu de la scinder, comme autrefois, en deux parties mal équilibrées. Aux alentours, prend forme le quartier, où les Archives municipales viennent de s'installer. Un immeuble de bureaux sera achevé en 2007 et le parking souterrain de 632 places en 2008.


Les Docks Rambaud voient leur plus beau patrimoine architectural requalifié : entrepôts reconvertis, bâtiment des Douanes réhabilité sous la houlette de Jean- Michel Wilmotte. Le quartier se métamorphosera en pôle dédié à la culture et à la communication, avec les livraisons en 2007 du siège du Progrès (groupe de presse) et de l'Espace Group (radio), puis de pavillons contemporains conçus notamment par Rudy Ricciotti, Odile Deck et Benoît Cornette... Rappelons que la Biennale d'Art contemporain de Lyon est installée depuis 2003 dans l'entrepôt de la Sucrière.


Le Musée des Confluences s'installera sur la “pointe”, à la rencontre du Rhône. A partir des collections du Museum d'histoire naturelle, il exposera des enjeux scientifiques et sociaux universels. Le projet de l'agence autrichienne Coop Himmelblau distingue le cristal et le nuage, évoquant le monde connu et celui de demain. Sous la peau de verre de l'ouvrage : le volume d'un nuage, flottant à 12 m du sol, pour les espaces d'exposition. Le chantier est actuellement en préparation. #rLe centre de Lyon : le quartier de la Place nautique


Sur les emprises centrales, l'eau et la nature se donneront la réplique.


La Place nautique, élément fondateur du projet, aura la taille de la place Bellecour. Elle sera structurée autour d'un grand bassin portuaire qui pourra être prolongé par la suite en direction du Rhône. Des gradins et des emmarchements permettront de descendre vers l'eau comme vers la scène d'un théâtre ; des bateaux à thèmes et des animations nautiques restitueront l'atmosphère de port. “Ce sera un pôle magnétique et civique, comme la Place Saint-Marc de Venise, où se retrouveront les communautés”, anticipe Georges Descombes, l'architecte à qui revient la concrétisation du projet et celui du parc de Saône. “Le plan d'eau sera le gardien du vide. Notre grand péché est d'encombrer les places des villes en les chargeant de lampadaires et de kiosques. Le syndrome de la peur du vide est devenu frénétique”, poursuit-il avec un soupçon de regret.


Le parc de Saône n'est pas une surface concentrée. Sa colonne vertébrale adossée à la Saône se prolonge de mails qui “s'enfoncent comme des doigts dans le système urbain, reprend Georges Descombes. Des prairies s'immiscent en pente douce vers de grands jardins aquatiques, évoquant l'ancien milieu des bords de Saône avec des saules, des aulnes, des essences et des plantes aquatiques". Le quartier accueillera aussi l'Hôtel de Région, le long du cours Charlemagne. Un concours réunit actuellement cinq équipes d'architectes sur sa maîtrise d'œuvre. Face à lui et conçu par Jean-Paul Viguier, un vaste pôle de loisirs et de commerces ouvrira en 2009. Au programme : 14 salles de cinéma UGC, un Monoprix, une dizaine de moyennes surfaces et une soixantaine de boutiques. Un hôtel trois étoiles ouvrira aussi à la même date.


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