Nantes : Le frémissement attendu

Si le marché ralentit, la capitale des Pays de Loire affiche une belle résistance et retrouve même peu à peu un second souffle grâce à une forte demande, un choix plus large et de bonnes perspectives d'avenir.

Nantes : Le frémissement attendu
Nantes : Le frémissement attendu


Des durées de commercialisation plus longues (entre 16 et 24 mois, fin 2008), une baisse sensible du nombre de programmes… l'immobilier de Nantes et de sa périphérie est passé en mode “ralenti”. Quelques programmes ont ainsi été remisés dans les placards. Selon la Fédération des promoteurs-constructeurs (FPC) des Pays-de-Loire, ceux-ci représentaient 287 logements dès la fin de l'année dernière. Et pourtant, la capitale de Loire-Atlantique résiste relativement bien à la fragilisation du secteur.


La production a baissé de 17,5 % en 2008, contre une chute de 37,6 % en moyenne dans l'Hexagone et, depuis le début de l'année, les promoteurs comme les agences sentent un léger frémissement, tout en attendant pour se prononcer sur le profil des mois à venir. L'actualité est néanmoins à l'attentisme pour les investisseurs, le temps que la loi Scellier remplace effectivement les dispositifs de défiscalisation Robien et Borloo, mais aussi pour les ménages, qui mettent plus de temps à vendre leur ancien logement ou n'en tirent pas forcément le montant escompté.



Des affaires immobilières en vue


Et pourtant, quelques rayons de soleil éclairent la grisaille… En effet, crise ou pas, Nantes ne se laisse pas aller à la procrastination : après l'inauguration de l'école d'architecture par le binôme d'architectes Jean-Philippe Vassal et Anne Lacaton, l'Institut des études avancées et la Maison des sciences de l'homme ont été livrés sur l'ancien stade Marcel-Saupin. La nouvelle mosquée est en cours d'achèvement sur le boulevard Cassin.


Et deux nouveaux ponts avancent à grands pas sur la Loire, l'un vers Saint-Sébastien-sur-Loire et l'autre vers le quartier Malakoff. Côté logements, l'ordre semble lui aussi être à la réactivité. Des terrains sont renégociés, et des opérations font l'objet d'un repositionnement commercial avec une révision des frais financiers et quelques reconfigurations à la marge. Il ne s'agit pas de braderies – qui pourraient inquiéter les investisseurs sur le long terme – mais de légère révision des prix : moins de 100 €en moyenne du m2 à Nantes (autour de 3441€/m2) et en périphérie (autour de 2718€/m2). L'objectif est de resolvabiliser certains acheteurs dont, bien sûr, les primo-accédants.


Autre élément rassurant dans une période de retour aux fondamentaux où voir le chantier avancé peut permettre d'estomper les dernières hésitations sur la valeur à terme d'un bien immobilier : intra-muros, l'essentiel des programmes a déjà démarré.


L'opération emblématique Quai, réalisée par Promogim, sera livrée prochainement sur l'île de Nantes, à coté du Palais de Justice.


Il y reste néanmoins de belles surfaces, un 5-pièces de 120 m2 à 495 000 € et trois 6-pièces de 123 à 131 m2, à partir de 390 000 €. Bien engagé aussi, Bâti-Nantes livrera en fin d'année Fontaine de Barbin, sur le site des bords de l'Erdre. Les 3-pièces y sont accessibles entre 355 000 et 402 000 €.


Dans le quartier d'affaires Euronantes, près de la gare et de la cité des Congrès, le groupe Résides Études s'adresse aux investisseurs, avec une résidence de tourisme et d'affaires 4 étoiles, Résidhome-les Berges de la Loire : le promoteur promet ainsi aux propriétaires de ses studios et 2-pièces avec parking, loués, meublés et équipés, des revenus garantis et défiscalisés dans le cadre du dispositif LMNP/LMP.


Les sites d'exception sont encore accessibles en plein centre. Cogedim affiche toute une déclinaison de surfaces à quelques mètres du cours Cambronne et de la Place Graslin, grâce à son opération de 37 logements,baptisée Cours Cambronne. Prix du ticket d'entrée : 99 000 €pour 28m2. Dans le prolongement du cours, 20 appartements, du studio au 6-pièces, seront prochainement livrés dans un immeuble de grand standing : Pierre 1er, commercialisé par le groupe Bâti-Nantes. Route de Sainte-Luce, un nouveau programme mixte de maisons et d'appartements est proposé par Atemi et Bouwfonds Marignan : les Allées du Parc.


Ses maisons, de 3 à 5-pièces, sont réparties autour d'une place arborée, conçue pour créer un nouveau coeur de quartier.



En périphérie, des 2-pièces à moins de 150 000 €


En première couronne, ADI Promotion livrera, au quatrième trimestre, CX4 - le Parc de la Greneraie à Saint-Sébastien, sur les bords de la Loire et au pied de la station busway de la Greneraie. Ses derniers 2-pièces démarrent à 145 600 €, parking inclus.


Un 5-pièces est affiché 383 300 €. À Carquefou, quelques 4-pièces sont disponibles entre 319 000 et 355 000 € au Parc de la Chenaie réalisé par Bâti-Nantes, ou encore à 217 800€ à Coueron dans la nouvelle résidence d'ADI, CI21 – les Jardins de Koria.


À Vertou, Bouwfonds Marignan conduit la construction des Terrasses de Vertabelle, avec une quinzaine de maisons entre 220000 et 280 000 € en 4 et 5-pièces. À Saint-Herblain, ADI Promotion affiche CK 220 - Passiflora, un programme estampillé développement durable avec quelques appartements éligibles à une TVA à 5,5 %. Espacil, enfin, achèvera avant la fin de l'année la Villa des Muses, une résidence du studio au 5-pièces sur les bords de Loire, au coeur du quartier historique de Sainte-Luce-sur-Loire. Labellisées très haute performance énergétique, les dernières opportunités se déclinent du studio à 91 700 € au 3-pièces à 172 400 €. Le constructeur breton est présent dans le même temps dans le bourg de Sucé-sur-Erdre (les Hauts du Prieuré) et au coeur du vignoble (Villa Dell'Arte) à Vallet, à deux pas de Clisson et de sa fameuse vallée au charme latin.


Et après ? Plus de 20 000 logements sont programmés dans les dix années à venir sur les 24 communes de Nantes Métropole, dont 25 % pour le parc social et 45 % de logements abordables sur les zones d'aménagement concerté. La collectivité est parallèlement engagée sur d'importantes opérations de rénovation qui vont redynamiser progressivement les quartiers concernés, les Dervallières, Bout-des-Landes-Bruyères, la cité de Breil-Malville et le Clos-Toreau, que la mise en service du busway a désenclavé il y a près de trois ans. Le rythme pourrait évidemment continuer de ralentir dans les prochains mois si les perspectives économiques n'engagent pas les acteurs à l'optimisme.


À long terme, en revanche, beaucoup d'observateurs se montrent confiants.


Annoncé depuis 30 ans, le projet d'aéroport du Grand Ouest devrait ainsi voir le jour d'ici à quelques années à Notre-Dame-des-Landes, à 8 kilomètres de la RN 137 Nantes-Rennes (route des Estuaire) et à 9 kilomètres de la RN 165 Nantes-Vannes. Au calendrier de cette année : l'analyse des offres, ainsi que le choix du concessionnaire, une nouvelle étape à franchir pour cette infrastructure très porteuse que l'on annonce désormais pour l'horizon 2015.



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