MUTATIONS URBAINES

Pour faire face à la demande, Lille a entamé une profonde mutation urbaine, en particulier dans les secteurs les plus populaires. Lille-Moulins veut transformer un secteur industriel en un quartier résidentiel, favorisant la mixité sociale avec la réhabilitation et la démolition-reconstruction de barres situées en ceinture du périphérique. Par exemple, on trouve des maisons en accession à la propriété sur l'ancienne friche Méo. Lille-Moulins table également sur sa zone franche pour attirer des entreprises et de nouveaux habitants. Dans Lille-Sud, quartier coupé par le périphérique et à dominante de logements sociaux, une vaste opération de renouvellement urbain porte sur les secteurs Arras- Europe et Cannes-Arbisseau. De nouveaux programmes démarrent, notamment rue Elsa Triolet. Fives, autre quartier populaire par excellence, est également un exemple de la profonde mutation de l'agglomération lilloise. Après la perte de son industrie lourde, le quartier de Fives entame une reconversion, sous la forme d'un urbanisme alliant commerces et nouveaux logements. Exemple, avec le réaménagement de la place Madeleine- Cautier qui devrait devenir, à l'horizon 2006-2007, le nouveau centre-ville du quartier. Le réaménagement de la friche Fives-Cail est l'un des grands chantiers de ce quartier. Il y est prévu autour d'un vaste espace vert, des logements diversifiés (appartements, maisons de ville), ainsi qu'une offre de locaux d'activités pour les entreprises. Les quartiers d'affaires entament également une profonde mue. Ainsi, au pied de la tour Lille Europe, un nouvel immeuble "Axe Europe" achèvera le cœur d'Euralille. Il développera 19 000 m2. Un bâtiment doit être livré en septembre 2005. Dans le même temps une quatrième tour, adossée au Centre Commercial, sort de terre. Elle abritera sur 6 500 m2 une nouvelle résidence avec services. Sur la seconde phase du quartier, les promoteurs construisent le nouvel Hôtel du Conseil Régional, qui développera 60 000 m2. Il devrait être livré en 2006. Cette deuxième phase d'aménagement fait la part belle au logement. Sur un terrain de 22 hectares, entre le boulevard périphérique et le nouveau boulevard urbain Hoover, le programme global prévoit notamment 600 logements, l'extension de Lille-Grand Palais, des commerces, ainsi que des espaces verts et des équipements publics. Cette mixité urbaine est la nouvelle donne des opérations d'aménagement de la métropole lilloise. Ainsi, dans le futur quartier du Bois-Habité, les 600 nouveaux logements seront entourés de 37 000 m2 de bureaux et activités et de 13 000 m2 d'équipements publics. Par ailleurs, le Bois Habité comportera 20 % de logements sociaux. La mixité, on la retrouve aussi à Villeneuve d'Ascq, sur le site de la Haute Borne, à proximité de la Cité scientifique. Près de 500 logements individuels et collectifs vont voir le jour fin 2005. Pour faciliter l'accession à la propriété des jeunes ménages, une partie d'entre eux sera mise sur le marché à un prix de vente n'excédant pas 123 000 €. Dix équipes constituées de promoteurs et d'architectes ont été consultées afin d'assurer à l'ensemble une grande qualité architecturale, trois d'entre elles ont été retenues. #rUN MARCHÉ TOUJOURS DEMANDEUR

MUTATIONS URBAINES
MUTATIONS URBAINES

Les professionnels ont enregistré une excellente année pour le collectif neuf en 2004, avec 1 423 réservations dans l'arrondissement de Lille, soit une augmentation de 37% par rapport à 2003. Selon Foncier Expertise, à la fin 2004, il n'y avait que 785 appartements en stock et sur plan. Face à cette demande, les prix ont connu une nouvelle hausse en 2004. Par exemple, on atteint les 3 000 €/m2 pour la résidence des Beaux Arts, en centre-ville de Lille, en situation exceptionnelle, ou encore 3 300 €/m2 le 49 boulevard de la Liberté, ancien siège de brasseries Motte Cordonnier à rénover. Pour les immeubles plus communs, les prix sont plus raisonnables : entre 2 000 et 2 200 €/m2. Dans l'ancien, les prix sont toujours à la hausse, au point que la différence entre le neuf et la seconde main a tendance à s'estomper. L'année 2005 confirme cette tendance. Les prix ont augmenté, en moyenne, de 8,5 % en un an. La moyenne régionale se situe à 1 855 €/m2 pour une maison et 2 376 €/m2 pour un appartement. "La demande est soutenue, notamment à l'investissement grâce à l'amortissement Robien, et les prix s'en ressentent. La croissance ne faiblit pas depuis deux à trois ans", informe Jean-Philippe François, directeur commercial de Marignan Nord Pas-de-Calais. La direction régionale de l'Equipement évoque même un niveau de mises en vente au plus haut depuis le début de l'année. "Avec 1 206 logements mis en vente, on assiste à une nouvelle explosion des mises en ventes au premier trimestre 2005 (+ 106,5 % par rapport au premier trimestre 2004), portée essentiellement par le logement collectif", informe la DRE. Près de 1 000 logements neufs ont été vendus dans la région au cours du premier trimestre 2005, soit une augmentation de près de 30% par rapport au même trimestre de 2004. A titre de comparaison, la hausse est de 4,9% au niveau national.


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