Misez sur les taux fixes !

C'est d'autant plus logique que les taux fixes qui, eux aussi avaient remonté sensiblement, sont plutôt dans une phase de baisse aujourd'hui. Explication ? "Les marchés financiers sont rassurés par les politiques monétaires très strictes des banques centrales européenne et américaine qui réduisent considérablement le risque d'inflation. Ils anticipent un ralentissement de la croissance économique et profitent d'un afflux très important de liquidités, explique Meilleurtaux.com. Dans ces conditions, les gérants obligataires préfèrent placer leurs liquidités à long terme avec un taux d'intérêt faible mais garanti sur une longue durée, ils évitent ainsi le risque d'une baisse des taux d'intérêt durant l'année 2007."

Misez sur les taux fixes !
Misez sur les taux fixes !

Ecart insignifiant.


De fait, l'OAT 10 ans, qui se situait à 3,28 % début 2006, atteint 3,76 % aujourd'hui. Soit une hausse de l'ordre de 0,50 point. Rien à voir donc avec l'augmentation de 1,5 point des taux révisables. Résultat : l'écart entre taux fixe et taux révisable devient insignifiant. Une situation jugée anormale par l'ensemble des acteurs du marché. "Pour la première fois depuis 12 ans, le différentiel entre le taux à court terme (1 à 3 mois) et le taux à 10 ans devient très proche de zéro", note Meilleurtaux.com. Un constat partagé par l'ensemble des banquiers. "Un placement à court terme rapporte quasiment plus qu'un placement à long terme, ce qui est anormal sur le plan économique puisque l'investisseur à long terme devrait voir son risque, par définition plus important, mieux rémunéré, analyse François Drouin. La BCE, soucieuse de juguler l'inflation, pourrait, semble-t-il, poursuivre ses hausses de taux jusqu'à la fin du 1er semestre 2007. Mais au-delà, il faut a priori s'attendre à ce que la BCE baisse les taux - ou qu'elle les maintienne - afin de soutenir la croissance économique, auquel cas, on en reviendrait à une certaine normalité." Même avis du côté de chez Empruntis. com : "L'écart entre les taux fixes et les taux révisables ne cesse de se resserrer puisque la différence pour une même durée se situe aux alentours de 0,30 point, remarque Geoffroy Bragadir, le directeur général. Un écart qui semble à première vue insuffisant pour justifier le choix d'une solution à taux variable."


Révisable à court terme.


Faut-il pour autant y renoncer complètement ? Pas forcément. "Dans certains cas, le choix d'un taux variable permet à l'emprunteur d'augmenter sa capacité d'endettement, en prenant bien garde d'opter impérativement pour une solution sécurisée, dite capée", conseille encore Geoffroy Bragadir. A condition de ne pas s'engager sur un crédit trop long. A taux révisable, l'idéal est même d'emprunter sur 3 ou 4 ans maximum. Une durée difficile à intégrer dans le plan de financement d'un achat immobilier. D'où un attrait renouvelé pour les taux fixes qui oscillent dans une fourchette large : entre 3,70 et 4,80 % en ce moment. Chez Banque Postale, on annonce un taux d'appel de 3,75 %. Chez HSBC, l'offre se situe entre 4 et 4,30 % tandis qu'à BNP Paribas, la Bred Banque Populaire,ou encore l'UCB, au Crédit du Nord ou à la Société Générale, le taux démarre entre 4,10 et 4,16 %. La Caisse d'Epargne Ile-de-France Paris et LCL Le Crédit Lyonnais viennent ensuite avec des taux respectifs de 4,20 et 4,25 %.


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