Metz, le calme avant la tempête ?

Désormais à 82 minutes de Paris, Metz ne bénéficie pas pour le moment d'un effet TGV aussi prononcé qu'à Reims. "On ne voit rien de particulier concernant la commercialisation de logements neufs", indique Guy Schmitt à la direction régionale l'équipement. "Cet effet n'est pas immédiat. A Nantes, on m'a expliqué qu'il fallait patienter deux à trois ans avant de constater les premières retombées", tempère Jean-Marie Rausch, le maire de Metz, qui affiche toutefois sa confiance. Dans l'ensemble, les observateurs partagent son optimisme. Néanmoins, après un dernier trimestre 2006 de bonne tenue, le marché messin des appartements neufs a marqué le pas en ce début d'année 2007 : l'offre nouvelle baisse de 12 %, tandis que les ventes chutent de 13 % sur la période avril 2006 - mars 2007. Pourtant, la préfecture de Moselle ne manque pas d'atouts : la proximité du Luxembourg avec ses emplois frontaliers rémunérateurs ou encore l'arrivée d'une antenne décentralisée du centre Georges Pompidou, un espace résolument moderne dédié à l'art contemporain. Ouvert en 2009, il sera implanté dans le quartier de l'Amphithéâtre. Les premières études de fréquentation tablent sur 250 000 à 300 000 visiteurs par an. En partie grâce aux liaisons TGV. Metz, ce sont aussi des prix désormais stabilisés, qui se situent dans une fourchette de 2 200 à 2 800 e/m2 en neuf, même si ces dix dernières années, les tarifs ont doublé, à l'image des autres grandes villes françaises. A deux pas de la Cour Saint- Clément, Bouygues Immobilier propose ainsi un 3-pièces de 67 m2 pour 198 000 e.

Metz, le calme avant la tempête ?
Metz, le calme avant la tempête ?

Il vous faudra débourser un peu plus si vous voulez investir dans le quartier de la gare, en pleine rénovation. Enfin pour s'installer dans des villas urbaines rue de Bourgogne (Nexity), comptez 178 000 e pour un 4-pièces de 77 m2. Mais les plus belles opportunités sont sans doute à venir. Car sur le plan urbain, la ville devrait énormément bouger dans les prochaines années. "La relative accalmie du marché s'explique par une pénurie de foncier disponible sur l'agglomération. De nombreux gisements fonciers ont été récemment consommés, explique André Nazeyrollas, premier adjoint au maire, en charge de l'urbanisme. Cependant, il devrait s'agir d'une phase temporaire.Metz présente en effet plusieurs projets d'ouverture à l'urbanisation en parallèle à la révision de son PLU, susceptibles de donner une nouvelle impulsion sur l'ensemble de la communauté urbaine". Parmi ces programmes, la Zac de l'Amphithéâtre monopolise l'attention par son ampleur. Sur 50 hectares, qui s'étendent de l'ancienne gare de marchandises, à l'ancienne foire-exposition jusqu'aux terrains militaires, le projet prévoit la construction de 260 000 m2 de commerces, de bureaux et de logements. Les Hauts de Vallières, l'extension du Technopole, les zones 2NA à Devant- les-Ponts ou encore les Côteaux de la Seille (30 hectares bientôt urbanisés à 2 km du centre-ville), constituent d'autres pistes d'envergure à explorer pour des investisseurs attentifs en quête de plus-values.


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