Manuelle Gautrand

Peu de femmes ont monté leur agence d'architecture comme Manuelle Gautrand. Rencontre avec cette architecte exigeante attirée par des mondes plus audacieux que l'Occident.

Manuelle Gautrand
Manuelle Gautrand

"Les femmes sont charmantes, mais les chiens sont tellement plus fidèles", plaisantait Sacha Guitry. De nos jours Manuelle Gautrand lui aurait démontré que les femmes n'ont pas de petit pois dans la tête et sont capables de mener une réunion de chantier aussi bien que les hommes. #rUne nouvelle génération d'architectes ?


A 45 ans, l'architecte se trouve à la tête d'une agence qui emploie une vingtaine de collaborateurs. Une "jeunette" en comparaison des ténors de la profession qui frisent la bonne quinzaine d'années de plus. A ses yeux, la jeunesse est un état d'esprit et pas l'expression d'une génération. "Je souhaite continuer à me renouveler sans arrêt et à créer dans 20 ans une architecture aussi sensible et en avance sur son temps que celle que je peux concevoir aujourd'hui", espèret- elle. Qu'on le veuille ou non, les temps ont changé. Les supports de création se sont étendus dans la foulée de l'informatique, la gamme de matériaux s'est renouvelée, la commande est venue en grande partie de maîtres d'ouvrage privés de plus en plus ouverts à l'architecture. La concurrence s'est aussi exacerbée et la nouvelle génération a dû batailler pour s'imposer. "J'ai eu des difficultés à me faire reconnaître et à acquérir une crédibilité", se souvient l'architecte. Un jour, la mairie de Rennes lui a confié un premier projet. Villefontaine, une ville nouvelle de l'Isère, a suivi : le maire avait la trentaine, le même âge qu'elle. Puis les concours sont arrivés et Manuelle Gautrand travaille à l'heure actuelle sur le show room Citroën des Champs-Elysées, un pôle administratif à Saint- Etienne, un programme mixte de réhabilitation et de construction dans le coeur de Copenhague et un siège social avenue de Friedland.


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