1. Accueil
  2. Conseils
  3. Actualité
  4. Lyon : opportunités pour l'habitat neuf grâce aux transports en commun durables

Lyon : opportunités pour l'habitat neuf grâce aux transports en commun durables

Le bel envol des moyens de transports verts dans l’agglomération lyonnaise font de certains secteurs jusqu’alors excentrés des nouveaux pôles d’attraction. La proximité d’une gare ou d’une station de métro étant toujours un atout majeur lors d’un achat.

Lyon : opportunités pour l'habitat neuf grâce aux transports en commun durables
Lyon : opportunités pour l'habitat neuf grâce aux transports en commun durables

De Lyon, on connaît le Vélo’v, le fameux vélo en self-service dont la ville fut l’une des pionnières.



Cette petite reine new-look accompagne 2,5 % des déplacements de l’agglomération. Mais les vieilles habitudes ont la vie dure : les trois-quarts des actifs empruntent leur voiture pour aller travailler. Pour faire pencher la balance du côté du zéro carbone, le Grand Lyon prévoit, d’ici 2020, 7,5 % de trajets à vélo, 600 km de pistes cyclables, quatre fois plus d’arceaux… Les mentalités ne pourront sans doute évoluer en profondeur qu’avec le développement des transports en commun.


Outre leur côté écologique, ceux-ci ne manquent pas de sens pratique : dans le coeur de l’agglomération, un déplacement s’eff ectue à 25 km/h en métro contre 17 km/h en voiture.



La toile verte


Le réseau TCL (Transports en commun de l’agglomération de Lyon) assure 20 % des déplacements de la métropole en ne générant que 3 % de la pollution urbaine grâce à ses véhicules propres. Le Sytral en est l’autorité organisatrice et la société privée Keolis Lyon, dont le marché vient d’être reconduit, l’un des exploitants majeurs. Cette grosse toile verte de transports se compose de 4 lignes de métro, dont la D automatique


entre Vaise et Vénissieux. Le tramway, réapparu à partir de 2001 après avoir disparu dans les années 50/60, se distribue sur 4 lignes qui relient le centre à l’est de la périphérie et sont, pour certaines, en cours de prolongement. Le plus récent tramway mis en service, Rhônexpress, assure une liaison en 30 mm entre la Part-Dieu et l’aéroport Saint-Exupéry. Les bus, dont le nombre approche de 1 000, sont largement empruntés ; à partir de septembre, ils gagneront en lisibilité et en accessibilité dans le cadre du projet Atoubus. Lyon possède le plus important réseau de trolleybus de l’Hexagone et 2 lignes de funiculaire.


La ville fut l’initiatrice d’un des premiers funiculaires urbains au monde dès 1860. De nos jours, la moyenne quotidienne à bord des « TCL » atteint 1,4 million de voyages avec une prédilection pour le métro assurant 50 % du trafic.



L’aéroport écolo


Trois grandes gares TGV desservent Lyon : Lyon Part-Dieu (IIIe), la plus imposante avec 6 millions de voyageurs ; Lyon Perrache (IIe), la plus ancienne, dont l’intégration dans la ville sera repensée dans le grand projet Lyon Confl uence ; Lyon-Saint-Exupéry, la plus éloignée, aux abords de l’aéroport éponyme.


Cet aéroport, d’où 8 millions de passagers ont embarqué en 2010, fourbit ses ailes : Aéroports de Lyon vient de poser la 1re pierre du Terminal 3 « nouvelle génération ». Le bâtiment, conçu dans une logique thermique inférieure de 20 % à la réglementation 2005, sera construit à -30 % d’un coût classique pour 24,2 millions. L’enjeu est de répondre à l’augmentation du trafic low-cost qui pèsera pour 30 % d’ici cinq ans. Point intéressant, les réserves foncières de 900 hectares de l’aéroport fi gurent parmi les plus importantes d’Europe. Dans l’est également, à la frontière de Lyon, l’aéroport Lyon-Bron se destine à l’aviation d’aff aires. C’est le 3e « business airport » national.


Les infrastructures routières lourdes de l’est (périphérique et deux contournements menant aux autoroutes) prêtent main-forte au secteur. Ces grands axes, au creux d’un plateau facilement constructible, encouragent l’implantation de pôles industriels. En revanche, l’ouest et ses collines sont moins riches en la matière. Mais le projet Real, mis en route dans l’aire urbaine, bouscule le train-train : TER modernisés et cadencés, tram-train dans l’ouest, gares requalifiées, comme celle de Jean Macé dans le VIIe… Ce sont les fondations d’un « RER à la lyonnaise ».



Effet levier en périphérie


L’agence Lyon Est du courtier en prêt ACE vient d’ouvrir à 200 m du parc de la Tête d’Or. Pour son directeur Dominique Brunat, le lien entre immobilier et moyens de transport s’impose nettement : « Les Lyonnais ne sont pas habitués comme les Franciliens à effectuer une heure de transports pour aller travailler. Pour autant, la modernisation des TER a encouragé des acquéreurs à emménager plus loin de Lyon. C’est ainsi que depuis Meximieux, un gros village à une trentaine de kilomètres, le parcours vers le centre de l’agglomération ne dure qu’une demi-heure pour un abonnement mensuel de moins de 100 €, TCL compris. » La mise en service des tramways de l’est a aussi eu un bel impact sur l’urbanisme.


Une ville comme Saint-Priest, exemple parmi d’autres, connaît depuis lors une production immobilière pratiquement continue.


Actuellement, on trouve une fl oraison de projets dans les 3 500 € le m2(Nexity George V, Cogedim, Promogim, Kaufman & Broad). Année après année, l’est de la ville cumule plus de 20 % des ventes. Cette décennie va se jouer en force autour du pôle multimodal du Carré de Soie, le grand projet de 500 hectares au sud de Vaulx et de Villeurbanne. L’aménagement très recherché des quais du métro, mis en service en 2007, signe le nouvel élan du territoire. Sur le plateau nord, des trolleybus plus écologiques vont améliorer la desserte entre Caluire, Rillieux et la zone d’activités Perica jusqu’à la Part-Dieu et au campus de Villeurbanne.


Un premier tronçon vient d’être inauguré à Caluire, où une belle off re en commercialisation s’est structurée sous la houlette de Bouwfonds Marignan, Vinci Immobilier, Nexity et LNC. À titre d’exemple, le programme à basse consommation (BBC) Opus Verde de Bouwfonds Marignan démarre à140 000 € en studio (4 600 €/m2).


Dans le sud-ouest, Oullins vit une époque bénie depuis la construction en plein centre-ville de la seule station de métro du mandat.


Un travail de titan pour le tunnelier qui doit passer sous le fl euve pour prolonger la ligne B. Il s’agit d’un pôle multimodal avec gare SNCF, dont le métro pourrait se poursuivre jusqu’aux hôpitaux, mais il faudra auparavant achever le tronçon ouest du périphérique… qui fait débat ! Quant à l’ouest, l’entrée en scène du tram-train devient un argument commercial de poids, par exemple à Tassin-la-Demi-Lune.



Bientôt 3 000 logements


Lyon intra-muros a concentré 37 % des ventes de biens neufs l’an dernier, réparties dans de nombreux quartiers, mais surtout dans les IIIe, VIIe et VIIIe. « Quel que soit l’arrondissement, tous les programmes se vendent dans Lyon. Ce sont en fait les disponibilités foncières qui orientent le choix des sites. L’eff et de mode pour un quartier ou un autre ne serait pas envisageable en raison de l’insuffi sance de terrains disponibles », remarque le président du Cecim (voir interview).


Néanmoins, certains quartiers sont plus productifs que d’autres vu l’ampleur des terrains gérés par la puissance publique. Tel est le cas de Gerland (VIIe), à l’origine de près de 500 logements en 2010 après plus de 700 en 2009. Cet énorme territoire de 700 hectares se connecte correctement aux transports : proximité de la gare Jean-Macé, du TGV et du métro de la Part-Dieu, de l’entrée du périphérique sud. La Zac du Bon Lait touche à sa fi n, mais celle des Girondins prendra la relève après avoir été actée à l’été 2011. La programmation prévoit 3 000 logements, dont 350 pour étudiants. C’est un secteur mixte, alliant université, grandes écoles (retenues dans le plan campus),labos et sièges internationaux du boulevard Scientifi que Tony-Garnier. Le « triangle tertiaire » de Lyon aux côtés de la Confl uence et de la Part-Dieu.



Service

Prenez rendez-vous avec un diagnostiqueur