Logements pour actifs : une priorité affichée

L'exemple des Alpes-Maritimes fera-t-il tâche d'huile ? Le département qui traverse depuis des années des difficultés à répondre à la demande en logement des ménages locaux a organisé en 2007 ses premières assises du logement pour actifs. La diminution constante de l'offre de logements neufs inférieurs à 3 000 e/m2 (75 % en 2000 et 4 % en 2006) ainsi que la progression ininterrompue des prix de vente au mètre carré habitable (2 500 e en 2000 dans le neuf contre 5 298 e au 2e trimestre 2007) imposaient la réunion des différents acteurs de l'acte de bâtir. Plusieurs pistes ont été ainsi explorées, notamment sur des opérations telles que celle de Nice-Méridia, où l'objectif de la Communauté d'agglomération de Nice Côte d'Azur (CANCA) a été de satisfaire la demande d'actifs et d'étudiants. La réponse a été apportée avec l'application d'un prix moyen de sortie inférieur de 20 % au marché niçois, complété d'une clause anti-spéculation insérée dans les contrats de vente du promoteur et appliquée sur une durée de 8 ans. La Canca a souhaité dans ce cadre la réalisation d'une majorité d'appartements de 3 et 4-pièces, plus compatibles semblet- il avec les besoins des ménages d'actifs. De son côté, la Communauté d'Agglomération Sophia-Antipolis (CASA) a du faire face à la problématique "majeure", selon l'expression de Jean Léonetti, d'autant que la croissance démographique de la communauté d'agglomération a été supérieure à celle du reste du département. Si le nombre de logements progresse, il reste insuffisant et notamment en direction des actifs. C'est la raison pour laquelle a été lancée l'opération TDF, première opération d'envergure menée avec l'Etablissement Public Foncier Régional. Ce projet, qui préconise mixité sociale et urbaine, a consisté à revendre le terrain à prix coûtant aux promoteurs. Quant à la typologie des logements, elle est composée d'une forte proportion de logements sociaux ainsi que de logements expérimentaux assortis d'un dispositif anti-spéculatif en accession à la propriété sécurisée. Ainsi, peu à peu, les communautés d'agglomération trouvent les moyens de dégager une offre, fut-elle encore marginale, à l'attention de sa population active.

Logements pour actifs : une priorité affichée
Logements pour actifs : une priorité affichée

L'exemple des Alpes-Maritimes fera-t-il tâche d'huile ? Le département qui traverse depuis des années des difficultés à répondre à la demande en logement des ménages locaux a organisé en 2007 ses premières assises du logement pour actifs. La diminution constante de l'offre de logements neufs inférieurs à 3 000 e/m2 (75 % en 2000 et 4 % en 2006) ainsi que la progression ininterrompue des prix de vente au mètre carré habitable (2 500 e en 2000 dans le neuf contre 5 298 e au 2e trimestre 2007) imposaient la réunion des différents acteurs de l'acte de bâtir. Plusieurs pistes ont été ainsi explorées, notamment sur des opérations telles que celle de Nice-Méridia, où l'objectif de la Communauté d'agglomération de Nice Côte d'Azur (CANCA) a été de satisfaire la demande d'actifs et d'étudiants. La réponse a été apportée avec l'application d'un prix moyen de sortie inférieur de 20 % au marché niçois, complété d'une clause anti-spéculation insérée dans les contrats de vente du promoteur et appliquée sur une durée de 8 ans. La Canca a souhaité dans ce cadre la réalisation d'une majorité d'appartements de 3 et 4-pièces, plus compatibles semblet- il avec les besoins des ménages d'actifs. De son côté, la Communauté d'Agglomération Sophia-Antipolis (CASA) a du faire face à la problématique "majeure", selon l'expression de Jean Léonetti, d'autant que la croissance démographique de la communauté d'agglomération a été supérieure à celle du reste du département. Si le nombre de logements progresse, il reste insuffisant et notamment en direction des actifs. C'est la raison pour laquelle a été lancée l'opération TDF, première opération d'envergure menée avec l'Etablissement Public Foncier Régional. Ce projet, qui préconise mixité sociale et urbaine, a consisté à revendre le terrain à prix coûtant aux promoteurs. Quant à la typologie des logements, elle est composée d'une forte proportion de logements sociaux ainsi que de logements expérimentaux assortis d'un dispositif anti-spéculatif en accession à la propriété sécurisée. Ainsi, peu à peu, les communautés d'agglomération trouvent les moyens de dégager une offre, fut-elle encore marginale, à l'attention de sa population active.


 

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