Logement neuf : les vrais chiffres

Sur l’agglomération de Montpellier, on comptait 98 programmes commercialisés au 2e trimestre 2008, soit 1 128 logements disponibles. Parmi ces derniers, 8 % se situaient en entrée de gamme à des prix inférieurs à 2 700 € le m2, et 24 % en haut de gamme, au-delà de 3 600 €le m2. Au sein de cette offre, la plupart des biens sont des 3-pièces (45 %), suivi de près par les 2-pièces (36 %). Quant à l’orientation géographique de l’offre, elle se partage entre Montpellier est (23 %), nord-ouest (23 %), sud (21 %), ouest (15 %) et centre (11 %), ce qui montre une bonne répartition des opérations en cours de commercialisation sur le territoire de l’agglomération. Pour essayer de comprendre l’évolution de ce marché et l’impact de la conjoncture sur son fonctionnement, il est intéressant de l’intégrer dans une logique plus large. C’est ce qu’Adéquation a présenté le 10 septembre dernier, lors d’une conférence organisée au Palais des Congrès de Lyon, sur “La crise : raison, importance et durée”.

Logement neuf : les vrais chiffres
Logement neuf : les vrais chiffres

La nouveauté de cette approche consiste à différencier les marchés selon leur configuration. Si les régions de Toulouse ou de Marseille sont considérées comme des marchés métropolitains caractérisés par une population supérieure à 800 000 habitants, Montpellier est classée parmi les “25 marchés moyens”, à proximité de la région de Béziers, de Nîmes ou d’Avignon. Ces agglomérations comptent entre 200 000 et 600 000 habitants, et réalisent entre 500 et 1 200 ventes par an. Pour l’instant, ces différents secteurs connaissent une phase de stabilisation de leurs parts de marchés (20 % au niveau national). Un autre élément montre combien l’intervention de la collectivité au sein des agglomérations permet de conserver une offre à moins de 3 000 € le m2, qui semble être un seuil important dans la solvabilisation du marché. Les villes peu interventionnistes dans ce domaine voient, selon Adéquation, leur part des ventes à moins de 3 000 € le m2 moins importante que dans les villes interventionnistes.


Ainsi, Toulouse affiche 19 % de ventes sous ce seuil et Lyon, 15 %, tandis que Marseille en totalise 29 % et Montpellier, 24 %. C’est dans cette dernière que la part des produits en accession abordable est la plus importante, puisqu’elle représente plus de 10 % des ventes. Les dispositifs sont différents d’une ville à l’autre : dans le cas de Montpellier, le choix a été de promouvoir une mixité dans les Zac, entre accession libre (entre 3 200 et 4 200 € le m2) des produits pour primo-accédants (2 400 €le m2 sous conditions de ressources), d’accession intermédiaire, à 2 800 €le m2, ainsi que du PLS. Cette situation n’a pas toujours été telle : en 2003, 95 % des logements vendus étaient en secteur libre, tandis que 5 % concernaient la primo-accession. Cinq ans plus tard, le panel est beaucoup plus élargi : 74 % de logements libres, 7 % de logements intermédiaires, 12 % en primo-accession et 7 % en PLS (Prêt locatif social). Ce panachage peut même se retrouver au sein d’un même programme, permettant une offre typologique plus étendue grâce aux différents niveaux de prix.


Service

Prenez rendez-vous avec un diagnostiqueur