Logement durable

Autre grande tendance qui devrait marquer durablement l'habitat futur : la nécessité d'économiser les ressources naturelles, les sources d'énergie bien sûr, mais aussi l'eau et les matériaux. Côté économies d'énergies, des pas en avant importants ont été accomplis suivant les exigences réglementaires et parfois les dépassant nettement. Ainsi la maison passive, pratiquement auto-suffisante en énergie, devrait se généraliser. Elle permet de faire passer la consommation d'énergie sous la barre des 120kWh/m2/an, pour l'ensemble des consommations (chauffage, production d'eau chaude, éclaraige, fonctionnement des appareils, ventilation et climatisation, etc.). Un chiffre à comparer à la moyenne de 320 kWh/m2/an consommée par un logement datant des années 1960-1970 ! Pour parvenir à ce résultat, l'isolation, la réalisation des huisseries, l'absence de ponts thermiques et la création de circuits de ventilation performants s'ajoutent aux apports d'énergies renouvelables, avec par exemple des panneaux photovoltaïques."L'intégration systématique d'appareils et d'équipements solaires caractérisera peut-être les bâtiments de notre futur immédiat", pronostique Edouard Munozier, qui travaille au Conseil d'architecture d'urbanisme et d'environnement (CAUE) des Pays de la Loire. Le grand retour du bois s'inscrit dans cette évolution : matériau renouvelable par définition, puisque c'est le seul qui repousse, il offre également de grandes performances en matière d'économies d'usage, car les ponts thermiques sont pratiquement inexistants dans les constructions en bois. Il s'adapte également très bien à cette notion de "modularité" qui prime dans l'habitat de demain. Ajouter une pièce, déplacer une cloison sont des opérations relativement faciles à mener avec le bois.

Logement durable
Logement durable

Adapté à tous les âges de la vie.


Autre grande tendance qui entraîne des implications pratiques pour le logement du futur, le vieillissement de la population doit être pris en compte. Pour que le maintien à domicile puisse se réaliser dans de bonnes conditions, les logements doivent être adaptés. C'est d'ailleurs ce qu'impose une réglementation récente à toutes les constructions neuves. Mais d'autres éléments sont de nature à conforter cette autonomie, comme les différents équipements de surveillance à distance et de mise en relation avec les établissements de santé ou les proches que la domotique permet d'ores et déjà. "D'autres solutions, plus sociales, peuvent également être explorées et méritent qu'on s'y arrête. Certaines communes ont, par exemple, mis en place des mesures d'encouragement à la mixité intergénérationnelle, en créant des bâtiments abritant à la fois des logements familiaux et des logements plus petits pour les personnes âgées et en incitant les rencontres et les échanges de service entre générations", explique Jacques Schmitt.


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