Les institutionnels de l'immobilier et du logement

Dans cette catégorie, il y a bien sûr l’État qui fixe les politiques publiques en matière de logement, d’aménagement et de développement des territoires, et son bras armé : le ministère de l’Égalité du Territoire et du Logement.

Les institutionnels de l'immobilier et du logement
Les institutionnels de l'immobilier et du logement

Nommée à la tête du ministère de l’Égalité du Territoire et du Logement en mai 2012, Cécile Duflot est chargée de mettre en place la politique fixée par François Hollande pour lutter contre la  crise  du  logement.  Objectif ?  Construire 500 000  logements  par  an  à  l’horizon  2017 dont 150 000  sociaux.  " Pour  lutter  contre  la rétention foncière et favoriser la construction de logements, une mobilisation exceptionnelle du foncier public et privé est désormais engagée ", a-t-elle rappelé récemment. Cession des terrains de l’État avec une forte décote, taxe sur les terrains non bâtis, réforme de la fiscalité des plus-values de cession… La construction devrait également être dopée par le dispositif Duflot qui succède au Scellier. Les observatoires récemment mis en place pour déterminer les plafonds de loyers du dispositif offriront une analyse plus fine du marché locatif à l’échelon local. Rendez-vous dans quelques mois. Parallèlement, Cécile Duflot a engagé la concertation pour la future grande loi sur le logement qui devrait être votée cette année. Bref, la ministre du Logement a du pain sur la planche.


 


 


Outre le ministère, de grandes fédérations et syndicats façonnent le marché. À commencer par la Fnaim, une fédération née il y a soixante-cinq ans et regroupant 14 métiers et 12 000 adhérents. Son nouveau président, Jean-François Buet, veut faire entendre leur voix grâce aux nombreuses commissions et groupes de travail auxquels la fédération participe à l’échelon national. Pour éradiquer les " braconniers de l’immobilier " et initier une réforme de la loi Hoguet de 1970 - qui régit notamment  les métiers d’agent  immobilier et d’administrateur de biens, Jean François Buet demande la création d’un conseil supérieur des  professions  immobilières  et  d’un  comité stratégique  de  discipline. Présidé par un magistrat et ouvert aux associations de consommateurs,  celui-ci veillera  au  respect  de  la réglementation au sein des métiers.  Même  combat  à l’Unis (Union des  syndicats de  l’immobilier). Pour Étienne Ginot, le nouveau président de l’organisation qui compte près de 4 400 professionnels, " il faut mettre en place un Conseil supérieur des services immobiliers au sein duquel le respect de la législation comme le fonctionnement de nos métiers pourraient être structurés, vérifiés et, le cas échéant, sanctionnés ".


 


 


Moins médiatisé que la Fnaim, le SNPI (Syndicat national des professionnels immobiliers) n’en est pas moins un syndicat important. Dirigé par Alain Duffoux, il défend les intérêts de ses 9 600 membres (agents immobiliers et administrateurs de biens). Vieille de plus de cent ans (1893), l’UNPI (Union nationale de la propriété immobilière) représente quelque 250 000 propriétaires. Pour Jean Perrin, président depuis 2004 : " L’UNPI est tendue vers des objectifs concrets : respect du droit de propriété, création d’un  statut du bailleur privé,  suivi  et amélioration du statut des copropriétaires, mise en oeuvre  d’une  fiscalité  plus  juste,  exécution des décisions de justice, reconnaissance du rôle économique du  propriétaire. " Autre  voix qui porte, celle de François Payelle, président de la FPI (Fédération des promoteurs  immobiliers) qui représente 80 % du marché de la promotion à l’échelon national. Dans un contexte difficile pour ce segment, cet interlocuteur estime que " les besoins de nos  concitoyens  sont  considérables et que la nécessité de construire beaucoup plus de logements est une évidence partagée par tous ".


 


 


Un avis que partage Christian Louis-Victor, le  président  de  l’Union  des maisons française (UMF) qui se " félicite d’ailleurs que l’enveloppe du PTZ dans le neuf soit préservée dans le budget 2013, et que sa distribution soit permise  sur  l’ensemble du  territoire ". Roger Bélier, le président du Snal (Syndicat national des aménageurs lotisseurs) se bat pour développer l’offre foncière. L’Ordre des géomètres-experts figure aussi au rang des organisations qui comptent dans l’immobilier. Le président du  conseil  supérieur  de  l’Ordre,  François Mazuyer, lance d’ailleurs le premier Code du géomètre expert. Regroupant le ministère du Logement, les collectivités locales, l’Union sociale pour  l’Habitat,  l’Action Logement,  la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf),  les  représentants  des  professionnels du logement et les associations familiales et d’usagers, l’Anil (Agence nationale d’information sur le logement) dont le président est Claude Jeannerot, est un organisme chargé, quant à lui, d’animer le réseau des Adil (Agences départementales d’information sur  le  logement)  a  pour mission  notamment d’informer  et  de  conseiller  les  particuliers dans  leur  démarche  de  location  ou  d’accession.  En  2012,  les Adil  ont  accordé  quelque 840 000 consultations  et  près  de  18 millions de personnes ont été conseillées par une Adil depuis  l’ouverture  au  public  des  premières antennes  en  1976. Outre  son  rôle  d’animation,  l’Anil  publie  de  nombreuses  analyses ou  études  sur  le  logement  et  l’immobilier. Avec  l’Olap (Observatoire  des  loyers  de l’agglomération parisienne) présidée par Sabine Baïetto-Beysson, elle vient de se voir confier la mission de mettre en place les observatoires de loyers qui serviront à la fixation des plafonds de  loyers  de  certains  dispositifs  (Duflot…).


 


 


Dans  le cadre du plan de rénovation énergétique, autre grande priorité du gouvernement, Cécile Duflot attend du réseau de l’Anil et des Adil qu’il intensifie son action d’information à  travers  la mise en place d’un guichet  unique,  aux  côtés  de  l’Ademe et de l’Anah, autres grandes organisations oeuvrant dans le domaine de l’habitat ;  la  première  présidée  par François Loos, pour la prise en compte des économies d’énergie et du développement durable, la seconde dirigée par Dominique Braye pour la rénovation énergétique. Dans le domaine de la copropriété l’Arc (Association des responsables de copropriété) et l’Unarc (Union nationale...), quant à elles, préservent les intérêts des copropriétaires. L’Arc est présidée par Fernand Champavier tandis que l’Unarc a, à sa tête, Marie-Noëlle Ambles.


 


 


Les  notaires  sont  également  un  rouage  très important puisqu’ils officialisent chaque mutation immobilière. Ils publient régulièrement des études de conjoncture très utiles aux professionnels. Maître Pierre Bazaille, ex président de l’institut notarial de l’immobilier offre une parole précieuse. Parmi les fédérations qui comptent, il ne faut pas oublier non plus Action Logement et la Foncière Logement présidé par Christian Lucas, mais aussi des organisations comme la Fédération française du bâtiment (FFB) et son très concerné président, Didier Ridoret qui a décidé de mobiliser ses entreprises (57 000), notamment contre la concurrence déloyale, le statut de l’auto-entrepreneur ou les délais de paiement... La Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment) n’est pas moins active et son président Patrick Liebus ne ménage pas sa peine pour faire entendre la voix de ses milliers d adhére'adhérent.


 

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