Les îlots A, B et C

L'îlot A : L'emplacement est qualitatif, orienté sud et ouest, face aux balmes et au plan d'eau. Nexity Apollonia s'est entouré de trois agences d'architectes pour concevoir Saône Park, une réalisation haut de gamme, avec esprit loft et villas patios (voir l'Avis de l'architecte) “C'est un projet ambitieux pour la ville et pour nous, explique François Bonnet, le DG de Nexity Apollonia. D'après les sondages effectués auprès de nos clients, le lieu est bien perçu. Il est partie intégrante de Lyon. Un problème de temps pourrait se poser, mais le Grand Lyon et la Sem sont attentifs à ce que les aménagements soient réalisés dans les délais.”

Les îlots A, B et C
Les îlots A, B et C

L'îlot B : Marignan/Alliade a réuni quatre équipes d'architectes, dont Massimiliano Fuksas. La réflexion architecturale sur Lyon Islands a conduit à préserver la mémoire du lieu portuaire avec des volumes inspirés des formes des conteneurs. Une double peau de verre protège la façade sur darse tandis que la tour d'angle qui se déhanche au sommet est revêtue de polycarbonate, un matériau extrudé travaillant sur le reflet. Pour Pierre- Marie Le Gloanec, directeur de l'agence de Lyon, Confluence reste un projet “rationnel”, malgré son évolution par rapport à la production lyonnaise habituelle : “Il ne s'inscrit pas dans un futur lointain, mais proche au contraire. Le quartier se visitera comme le centre historique".


L'ïlot C : La forme originale du Monolithe d'ING/Atemi capte l'attention, mais, ne nous trompons pas, elle dissimule une forte rationalité ! Très compact, le bâtiment subit moins de déperditions d'énergie. Assez massif aussi, il stocke les calories, ce qui lui permet de bénéficier d'un volant thermique indépendant des pics de chaleur. Cinq agences d'architectes ont participé au projet, dont Emmanuel Combarel (Combarel- Marrec). “L'idée est d'avoir une rigueur dans l'assemblage et une diversité dans la composition, résume-t-il. Chaque architecte a travaillé le matériau de son choix : verre, avec volets en pâte de verre, béton texturé, métal inox, bois, béton préfabriqué revêtu d'une lasure automobile aux reflets passant du violet au doré.” Fortement mixé, le programme propose des appartements en accession, du locatif, des bureaux et des commerces en pied d'immeubles. L'aménagement de Confluence prend donc ses marques. S'écrit ainsi un nouveau chapitre sur l'architecture contemporaine lyonnaise qui fait suite à la réalisation de la Cité internationale, écrite par un seul et unique architecte, Renzo Piano, pour que s'instaure une logique de discipline. A la différence, le projet de Confluence laisse la liberté aux architectes d'interpréter le scénario qui leur est confié. Cette solution “plurielle” reflète davantage notre époque, où s'exprime une diversité de regards et de conceptions. Reste à voir si l'architecture contemporaine a la capacité de créer des formes dans l'habitat et le tertiaire qui séduisent le grand public autant que ses ouvrages d'art. Et ce défi dépasse le cadre de Confluence.


#3 questions à François Grether - Architecte-urbaniste coordinateur de Lyon Confluence


“Un projet vert et bleu qui associe port et nature”


Indicateur Bertrand : Vous avez tracé le projet urbain d'ensemble de Lyon Confluence. Quelles sont ses grandes Lignes ?


François Grether : Ce projet a été initié en collaboration avec le paysagiste Michel Desvigne. Nous avons associé le vert et le bleu pour restituer, d'une part le port ; d'autre part, la nature dans un parc ouvert comprenant des jardins d'eau, en rapport avec les activités fluviales. Le projet se veut aussi progressif, capable d'évoluer au cours du temps, avec une qualité de programmes et d'architectures qui donnent lieu à une sélection rigoureuse. L'ambition est d'atteindre le niveau de qualité du centre historique avec un grand changement en termes de densité, en comparaison avec d'autres projets. Les bâtiments sont resserrés, s'élevant jusqu'à 28 m, sur 9 étages parfois, ce qui offre la possibilité de dessiner de généreux espaces paysagers liés à l'eau.


I. B. : Comment s'intègre le projet avec le reste de la Presqu'ïle, voire de la Ville ?


F. G. : Ce projet est très différent du centre, mais certaines dispositions traditionnelles sont maintenues, comme l'organisation classique des voies et des tracés. Les architectures sont variées et continueront de l'être, mais elles deviendront plus régulières, ordonnancées le long du Rhône. Du côté de la Saône, où les paysages suivent la courbe du fleuve et les espaces verts se développent plus abondamment, l'organisation architecturale restera dispersée, plus libre. Il existe aussi un rapport fort entre Gerland et Confluence. Les deux quartiers suivent la même logique de transformation d'un faubourg industrieux en centre-ville et, un jour, ils seront reliés par de nouveaux ponts, après que l'autoroute soit déclassée pour récupérer un rapport avec le fleuve.


I. B. : Vous avez participé au lancement de La Villette et de Paris Rive Gauche. Vous avez travaillé sur la partie nord d'Euralille, l'Ile Seguin et maintenant sur Clichy Batignolles. Parmi ces projets majeurs, où situez-vous Lyon Confluence ?


F. G. : Les architectes-urbanistes s'attachent à leurs projets, mais n'en sont pas propriétaires, de nombreux acteurs y interviennent. Mais Confluence est l'un des projets qui se fait avec le plus de plaisir : plaisir des paysages, du site, du climat d'ouverture d'esprit et de dynamisme, porté par la ville et les élus.


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