Les grands projets immobiliers neufs à Lyon

Que ce soit à Lyon, Grenoble ou Annecy, l'année 2010 a été féconde en initiatives de taille, en particulier sur le marché de l'immobilier neuf. Et 2011 démarre d'ores et déjà sous de bons auspices pour les Rhône-Alpins. Éclairage.

Les grands projets immobiliers neufs à Lyon
Les grands projets immobiliers neufs à Lyon

De grands projets se préparent à Lyon : la reconversion de l'Hôtel-Dieu en hôtel de luxe, le renouveau de Gerland et de la Part-Dieu, la seconde phase de la Confluence…


Grenoble se lance dans une requalification « géante » sur sa presqu'île scientifique et Annecy dans les écoquartiers… l'année s'annonce bien remplie en Rhône-Alpes !



VIIe, arrondissement bâtisseur


L'agglomération lyonnaise se taille la part du lion dans la construction neuve, avec un rythme annuel qui frôle les 10 000 logements par an, tous types confondus, en dépassant les objectifs du Programme local de l'habitat, fixés entre 6 000 et 7 000 par an. La hausse du rythme de production, tant publique que privée, représente


entre 3 600 et 4 000 emplois créés dans le BTP. Dans le centre-ville, d'après les dernières analyse du Cecim, le VIIe arrondissement s'est montré le plus bâtisseur (36 % des ventes), entraîné par la refonte de Gerland, et notamment les programmes en cours de la Zac du Bon Lait. Le IIIe vient ensuite (16 %), suivi de près par le VIIIe (15 %) qui requalifie son accès sur Bron après la démolition de l'autopont. L'Est lyonnais, engagé dans une rénovation urbaine lourde, notamment à Vaulx-en-Velin, Vénissieux et Bron, a progressé en parts de marché (+ 8%), de même que des sites extérieurs du Grand Lyon (+ 3%), nettement moins onéreux que la métropole pour accéder à la propriété.


Une moisson de programmes environnementaux se profile : à Saint-Priest et Écully (Cogedim), sur Monchat dans le IIIe, Décines, Saint-Romain-au-Mont-d'Or, Vourles, Millery (Bouygues Immobilier)…


Au nom de la mixité, la production de logements sociaux a été multipliée par 2,7 par an au cours des neuf dernières années, en respectant un rééquilibrage entre les secteurs : 45 % dans Lyon-Villeurbanne, 30 % dans l'ouest et 25 % dans l'est. « Les maires jouent le jeu, y compris dans l'ouest », constate Olivier Brachet, vice-président en charge du logement et notamment de l'accession sociale. Après la disparition du Pass-foncier, le PSLA (Prêt social location-accession) devrait jouer un rôle substitutif. Ce dispositif, qui permet d'épargner en louant avant d'acheter, a en effet été sous-utilisé, peut-être en raison d'une méconnaissance des acquéreurs ? Le promoteur à consulter dans ce domaine se nomme Rhône Saône Habitat. Deux de ses programmes sont commercialisés avec PSLA à Mions et un troisième en BBC à Vaulx-en-Velin, au coeur du Carré de Soie. Ce dernier, le Square des Canuts, comporte une soixantaine d'appartements, l'un des bâtiments accueillant de la location-accession.



Annecy : objectif J.O.


Comme à Lyon, l'investissement Scellier a accéléré la reprise de l'immobilier résidentiel neuf dans les villes des Alpes. D'après l'observatoire de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), au cours des trois premiers trimestres, la part des investisseurs s'est étoffée de 45 % et jusqu'à 56 % en Haute-Savoie/Pays de Gex. Dans le même temps, les réservations ont bondi de près de 30 %, voire de 40 % dans le collectif, mais les mises en vente ont chuté dans l'agglomération grenobloise et en Savoie, « du fait de la rareté du foncier », regrette la FPI.


Bonne nouvelle, les lancements ont progressé de façon importante (+ 48 %) en Haute-Savoie et dans le Pays de Gex. À l'inverse de ceux de l'agglomération lyonnaise, les prix de vente ont reculé de 2 % dans la région, avec un repli plus marqué à Grenoble en raison des cessions avec TVA à 5,5 %. En 2011, l'agglomération d'Annecy sera en première ligne, peut-être retenue pour organiser les jeux Olympiques de 2018 ? Le CIO fera connaître sa décision en juillet, Annecy restant en compétition avec Munich, en Allemagne, et Pyeongchang, en Corée du Sud. Cette candidature a donné l'occasion à la métropole de réfléchir à ses aménagements des vingt prochaines années. Il est question de transformer le village olympique de Pringy en écoquartier, de créer une patinoire olympique dans la cité universitaire d'Annecy-le-Vieux et une piste de vitesse à Seynod, première en France… Le site des Trésums, à Annecy et au bord du lac, va focaliser les attentions, compte tenu de son emplacement résidentiel.



Les commercialisations de l'habitat pourraient peut-être démarrer vers septembre ? Le parti architectural, événementiel, a été tracé par l'atelier de Christian de Portzamparc.


La maîtrise d'ouvrage est assurée par le promoteur Monné-Decroix, pour lequel cette opération représente une belle carte de visite.


Autre grand projet à l'entrée d'Annecy, l'écoquartier résidentiel Vallin-Fier démarre par la construction d'une école. Un parc et des coupures vertes sont à l'étude.


Les commercialisations privées débutent avec le programme Terra Verde-Helios de Kaufman & Broad, à 3 378 €/m2 de moyenne (fi n novembre).



Une revente active


Sur le marché de l'ancien, « les prix se stabilisent, et les volumes de ventes remontent dans la région lyonnaise, sans pour autant atteindre ceux de 2007 », note Christophe du Pontavice, président du réseau d'agences low cost Effi city. Dans son « baromètre » de novembre, les valeurs de Lyon étaient haussières de 4 % sur un an, avec des arrondissements « en bonne santé » (Ier et IIIe) et d'autres à la baisse (de 0,6 à 1,1 %) par rapport au trimestre précédent (VIIIe et IXe). Les Lyonnais disposaient d'un pouvoir d'achat immobilier de 74 m2, au lieu de 75 m2 en janvier 2010. En périphérie, dans l'Est lyonnais, on observe un peu plus de demandes qu'auparavant de clients effectuant une revente, un segment qui avait disparu ces derniers temps. Le 3-pièces cote dans les 150 000, voire 180 000 € en récent. La maison de 110 m2 démarre à 300 000 € et va jusqu'à 500 000 € avec piscine. « Nos problèmes du passé, comme les infrastructures de transport, sont devenus des atouts, remarque Pascal Bayle, franchisé du réseau Guy Hoquet à Saint-Bonnet-de-Mure. Un cadre qui travaille à Paris apprécie la proximité du TGV et de l'aéroport Saint-Exupéry ».


Pour Thibaud Dewitt, franchisé du même réseau à Aix-les-Bains et Chambéry, « tant les vendeurs que les acquéreurs, ont la main ».


L'offre est importante, mais les prix ont cédé quelques points, pour se situer dans les 2 800 €/ m2 à Chambéry et à 3 000 €/m2 à Aix.


« Si les valeurs baissaient, ce serait un juste retour des choses », anticipe l'agent immobilier sans trop y croire, compte tenu des prétentions des vendeurs. À Annecy, les transactions sont restées dynamiques même pendant la crise, en raison notamment de l'attractivité de la ville auprès de retraités et de cadres de la quarantaine, amateurs de la montagne et du lac.


L'immobilier atteint des sommets.


Un 80 m2 avec vue sur le lac, édifié par MGM, vient d'être revendu 595 000 €. Une maison peut monter à 500 000, voire 700 000 €, à Annecy-le-Vieux, une commune qui attire des acquéreurs aux revenus élevés. « Nous attendions une baisse des prix qui ne se confirme pas. L'année 2011 devrait être celle d'une reprise dans la continuité », prévoit Philippe Gicquel de chez Guy Hoquet, à Annecy. Estimé à son juste prix, un bien se vend en moyenne en 63 jours.



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