Les bons plans du prêt à 0 %

À l’heure où les banques resserrent les boulons du crédit immobilier et où les taux grimpent à vive allure, vous avez plus que jamais intérêt à profiter des aides de l’État. Le prêt à 0% en fait partie.

Les bons plans du prêt à 0 %
Les bons plans du prêt à 0 %

Assurément, la générosité des banques n’est plus ce qu’elle était. Après avoir encouragé, pendant des années, les particuliers à emprunter, voilà le temps de l’austérité revenu. Non seulement, elles ne prêtent plus à 100 ou 110 %, comme c’était le cas jusqu’à l’année dernière, mais exigent désormais une contribution sonnante et trébuchante de l’acquéreur. Tous les spécialistes vous le diront. Sans apport, les établissements de crédit deviennent méfiants, quelle que soit la région. “Il y a quelques mois encore, les banques voulaient séduire les acquéreurs ; aujourd’hui, elles tentent de les dissuader”, confirme Sylvain Lefèvre, responsable du pôle crédit Capfi sur la Normandie. Et partout, le même son de cloche, que ce soit en Alsace, dans le Sud ou en Ile-de-France. D’ailleurs, les exemples d’acquéreurs dont le crédit a été refusé au motif qu’ils n’ont préalablement pas économisé se multiplient. “Nous avons dû renoncer à l’achat d’une petite maison, indiquent Romane et Gaël, un couple de trentenaires vivant à Verberie, dans l’Oise. La banque exigeait 15 000 euros d’apport que nous n’avions pas, et un crédit sur 25 ans, au lieu des 20 ans que nous souhaitions”. Il est vrai que l’absence d’apport cumulée à un prêt de 20 ans est un risque supplémentaire pour l’établissement de crédit. “C’est la raison pour laquelle les banques sont plus regardantes”, lance pour sa part Gilles Marcarie, responsable de la plate-forme crédit Meilleurtaux au Havre. Même ceux qui ont un apport, et en particulier ceux qui revendent un bien pour en acheter un autre, ne sont pas logés à meilleure enseigne. “Elles ne prêtent plus que 50 à 60 % de la valeur du bien à vendre au lieu de 70 à 80 % auparavant, indique Patrick François responsable crédit Cafpi sur la région Alsace. Pour une opération de 200 000 euros, cela représente une perte en financement de 40 000 euros, soit l’équivalent d’une vingtaine de mètres carrés”. “Les banques verrouillent le crédit, et notamment le crédit relais, indique, de son côté, Henry Buzy-Cazaux, le nouveau délégué général de la FNAIM. Le blocage du marché auquel on assiste aujourd’hui, vient de là”. Appréciation tout à fait comparable du côté des promoteurs qui enregistrent une baisse des transactions, mais pas encore des prix. “Dans un contexte de marasme économique mondial et national, et en butte à une politique bancaire de resserrement du crédit, le marché immobilier a poursuivi la forte baisse constatée au 1er trimestre 2008, indique-t-on à la Fédération des promoteurs-constructeurs de France (FPC). L’attentisme des acquéreurs de résidences principales et des investisseurs, confrontés à un crédit plus cher et plus difficile à obtenir, s’est traduit par une baisse des ventes (…)”. Bref, aujourd’hui, plus personne ne conteste le fait que les banques soient beaucoup plus prudentes qu’auparavant. Raison de plus pour mettre toutes les chances de votre côté. Et, de ce point de vue, si vous êtes primo-accédant, le fait de pouvoir bénéficier d’un prêt à 0 % est assurément un atout de poids.


 

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