Les bons plans des petits prêts

Les taux d'intérêt ont beau être très attractifs, faire la chasse aux petits prêts à faible taux n'est pas inutile pour réduire le coût de votre crédit. Voici quelques pistes.

Les bons plans des petits prêts
Les bons plans des petits prêts

Vous n'avez pas encore acheté votre logement ? N'hésitez plus car c'est le moment ou jamais. Les prix ont baissé mais commencent déjà à remonter, du moins dans les grandes villes, faute d'une offre suffisante.



Les taux d'intérêt sont très bas, mais les professionnels tablent sur une hausse prochaine, sans doute en fin d'année. "Si les taux remontent, on tue la reprise économique, explique Bruno Rouleau, responsable grands comptes chez Cafpi, c'est la raison pour laquelle ils vont rester très encadrés jusqu'à la fin de l'année.


Tout au plus, peut-on s'attendre à une remontée de 0,25 point en fin d'année". À l'heure actuelle, vous pouvez emprunter à des taux qui démarrent à 3,30/3,40% sur 15 ans ou à 3,50/3,60% sur 20 ans. "On assiste encore à quelques ajustements à la baisse, de l'ordre de 0,05 point chez certains banquiers qui n'ont pas fait leurs objectifs mais dans l'ensemble c'est le statu quo", note pour sa part Maël Bernier. Bref, les conditions de crédit sont exceptionnelles. Cela ne doit pas vous empêcher, notamment si vous n'avez que quelques économies ou pas d'apport du tout, de rechercher des solutions pour vous en constituer un. N'oubliez pas, en effet, que votre achat va forcément entraîner des dépenses auxquelles vous ne pourrez échapper. Par exemple, les frais de notaire. S'il arrive que les banques prêtent encore à 100 ou 110 % (y compris les frais de notaire), ce n'est toutefois pas la majorité. Bien souvent, elles considèrent que vous devez au moins payer de votre poche ces frais. Raison pour laquelle, mieux vaut avoir un petit pécule devant soi.



Augmentez votre apport avec des prêts à faible taux


Vous n'avez pas d'économies ? Peut-être pouvez-vous obtenir un prêt de vos parents ?


De vos grands-parents ? Ou mieux encore une donation ? Pour faire jouer la solidarité familiale, les donations entre parents et enfants notamment, jouissent d'un traitement de faveur. Chacun de vos parents peut ainsi vous donner jusqu'à un peu plus de 156 000 € tous les six ans sans être taxés. Si ce sont vos grands-parents, cet abattement est fixé à 31 000 €. Autre solution : les petits prêts des organismes sociaux (caisses d'allocations familiales, caisses de retraite, prêts des collectivités locales...) sont à rechercher. Leur montant n'est généralement pas très élevé, de l'ordre de 3 000 à 5 000 € le plus souvent, mais ils vous seront sans doute utiles pour boucler votre plan de financement. N'hésitez pas à vous renseigner.


Parmi les prêts les plus attractifs, il y a bien sûr celui de l'État, en l'occurrence le prêt à taux zéro (PTZ) qui constitue un coup de pouce très important pour les primo-accédants et ceux des collectivités locales qui peuvent prendre la forme soit d'un prêt à taux zéro, soit d'une subvention. Ils sont donc à privilégier impérativement.



Le PTZ de l'État : réforme en vue


Annoncé depuis le printemps, l'État compte réformer l'ensemble des aides proposées aux acquéreurs pour financer leur résidence principale. Il a déjà annoncé la suppression du crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt et celle du pass-foncier qui avait pourtant permis à de nombreuses familles d'acquérir leur logement dans des conditions très attractives (différé de remboursement du prix du foncier). Mais aujourd'hui, l'heure est aux économies et à la rationalisation des aides.


Pour Benoist Apparu, le secrétaire d'État au logement, il s'agit de rendre ces aides plus lisibles et plus efficaces. Il est vrai que le pass-foncier était un montage assez complexe et que le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt n'avait pas l'efficacité escomptée au départ. D'où la nécessité d'une remise à plat complète. De fait, des cinq aides qui existent pour aider les acquéreurs (épargne logement, APL, crédit d'impôt, pass-foncier et PTZ) trois subsisteront : l'épargne logement, l'APL et le PTZ. Mais ce dernier va être profondément remanié. Il devrait prendre le nom de PTZ universel et continuer d'être réservé aux primo-accédants. En revanche, aucun plafond de ressources ne sera plus requis. Toutefois, le montant du prêt variera sans doute en fonction des revenus, de la zone géographique (le montant devrait être plus important dans les zones tendues), et selon que l'achat est neuf ou ancien. Pour les pouvoirs publics, il s'agit d'aider une plus large frange de la population, y compris les couches moyennes qui ont, elles aussi, des difficultés à se loger aujourd'hui. Les arbitrages devraient être bientôt rendus mais en attendant, rien ne vous empêche de profiter du PTZ actuel. Pour l'instant, il est réservé aux acquéreurs ne dépassant pas certains plafonds de revenus - par exemple 56 875 € pour une famille de 4 personnes en zone très tendue (Paca, région parisienne, Genevois...), et le montant du prêt (majoré de 50% jusqu'à la fin de l'année) varie selon la composition du couple, son lieu d'habitation et en fonction du type d'achat (neuf ou ancien).


Dans le neuf, il oscille de 16 500 à 48 750 €.


Dans l'ancien de 8 250 à 29 250€. Des majorations sont même possibles dans le neuf (sous conditions de ressources) si vous bénéficiez par ailleurs d'une aide de votre collectivité locale (commune, agglomération, département...) ou si le logement est labellisé BBC (bâtiment basse consommation).


Son remboursement est fonction de vos revenus. Plus ils sont faibles, moins vite vous remboursez.



Les aides des collectivités locales


Elles sont très nombreuses aujourd'hui. Elles émanent des villes, des agglomérations, des départements... et sont en mesure de vous donner un sérieux coup de pouce. Elles prennent la forme d'un PTZ, d'un prêt bonifié, d'une subvention selon les cas. À titre d'exemple, citons le Prêt Paris logement que les élus de la capitale ont mis en place depuis plusieurs années pour aider les Parisiens à se loger. Il est également soumis à conditions de ressources (74 843 € maximum pour un couple avec deux enfants par exemple). Le montant du prêt s'élève à 36 300 € pour une personne seule ou à 59 400 €pour les autres ménages, remboursable sur 15 ans maximum. Et ces montants sont majorés de 50% jusqu'à la fin de l'année 2010. Outre Paris, de nombreuses villes ont mis en place une aide.


C'est par exemple le cas de la ville de Caen, de Nice, de Toulouse... D'autres villes préfèrent le système de la subvention comme à Marseille qui a mis en place un Chèque premier logement, à Nantes ou à Rennes... Les départements ne sont pas en reste, à l'image du département des Hauts-de-Seine qui a concocté un Prêt logement 92. Bref, il faut impérativement vous renseigner auprès des collectivités dont vous dépendez.



Le prêt 1 % d'Action Logement


Voilà un autre prêt que vous avez intérêt à solliciter. Vous devez en faire la demande auprès de votre employeur (ou du comité d'entreprise) si vous êtes salarié d'une entreprise d'au moins 10 salariés. Il peut aussi financer les retraités qui ont cessé leur activité depuis moins de 5 ans. Si vous sollicitez un prêt sans travaux, vous devez être en mobilité professionnelle ou encore primo-accédant mais, dans ce dernier cas, vos revenus ne doivent pas dépasser certains plafonds.


Quelques exception à cette règle. Par exemple si vous êtes locataire d'un logement HLM que vous achetez ou si vous achetez le logement que vous occupez en faisant valoir votre droit de préemption. Vous pouvez aussi financer l'achat d'un logement avec travaux dès lors qu'il a plus de 20 ans et que les travaux entrent bien dans la liste de ceux fixés par Action logement. Le montant du prêt varie selon votre secteur d'habitation. Il oscille entre 9 600 et 17 600 € dans les zones très tendues, de 8 000 à 14 400 €dans les grandes villes et de 6 400 à 11 200 € dans les zones rurales. C'est toujours bon à prendre quand on n'a pas beaucoup d'apport.


Les prêts de l'épargne logement disqualifiés pour le moment Si vous avez été prévoyant, sans doute disposez-vous d'un plan ou d'un compte épargne logement. Vous pourrez alors emprunter grâce à ce dispositif qui, rappelons-le, permet d'épargner à son rythme pendant quelques années et de bénéficier ensuite d'un droit à prêt pour acheter son logement. Un bémol toutefois : le taux du prêt, d'ordinaire assez attractif, est aujourd'hui disqualifié par rapport au niveau des taux des prêts du secteur libre. Malgré tout, c'est un excellent moyen de mettre de l'argent de côté et de préparer votre acquisition. Quelles que soient les conditions du marché au moment de la demande de prêt, les termes du contrat resteront applicables. Autre avantage et non des moindres, l'épargne logement permet de fi-nancer toutes sortes d'opérations, qu'il s'agisse de l'acquisition de votre résidence principale, neuve ou ancienne, d'une résidence secondaire (neuve seulement), d'un logement destiné à la location, des travaux dans votre résidence principale ou secondaire...


Le PEL Si votre plan a quatre ans, vous pouvez emprunter jusqu'à 92 000 €mais cela nécessite un effort d'épargne très important.


Quoi qu'il en soit, le montant du prêt est fonction des intérêts acquis sur votre plan. Le taux du prêt est fixé à 4,20 % pour les PEL ouverts à compter d'août 2003 (4,97 % pour le régime précédent de juillet 2000 à juillet 2003), ce qui n'est donc pas très attractif compte tenu des taux pratiqués dans le secteur privé (autour de 3,40 % sur 15 ans). Malgré tout, votre épargne rapporte 2,50 %, soit davantage qu'un livret A (1,75 %) ou qu'un compte épargne logement (1,25 %), d'autant que si vous empruntez à l'issue de la phase d'économie, l'État vous verse une prime (plafonnée à 1 525 €), ce qui améliore donc le rendement de votre épargne.


Le CEL La rémunération de votre épargne est fixé à 1,25 % depuis le 1er août 2010 (0,75 % entre août 2009 et juillet 2010), soit moins que le Livret A mais si vous empruntez dans la foulée, l'État vous verse une prime qui s'établit à 50% des intérêts acquis dans la limite d'un plafond fixé à 1 144 €. Si vous avez laissé votre épargne au moins 18 mois, vous pouvez également prétendre à un emprunt immobilier dont le montant maximum est fixé à 23 000 € au taux de 2,75 % depuis le 1er août 2010.



Service

Prenez rendez-vous avec un diagnostiqueur