Le retour en grâce du Val-de-Marne

Au premier semestre, le Val-de-Marne a été le seul département francilien à afficher une nette croissance de son marché immobilier. Un rebond dû en partie à des prix « maîtrisés ».

Le retour en grâce du Val-de-Marne
Le retour en grâce du Val-de-Marne

En comparaison de ses deux voisins de première couronne, à savoir les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne ne fait généralement pas figure de grand bâtisseur. Ce " meeting pot " se compose de villes contrastées, tantôt résidentielles ou populaires et, au sud, de petits bourgs ruraux. Les premières ne construisent que quelques rares programmes, et encore au grand dam des habitants. Les secondes préfèrent souvent développer leur parc social que privé. Quant aux bourgs, ils sont encore moins enclins à construire par crainte de pénaliser leur environnement. De là est née une image un peu trop tranquille du département, voire réductrice. Le 94 n’apparaît souvent que comme un compromis entre le 92, très cher, et le 93, assez agité. Un ensemble de marchés de report, sans plus. La réalité est plus attractive. Depuis quelques années, le Val-de-Marne a commencé à bien bouger, notamment à Ivry et Choisy-le-Roi. Ses réserves foncières sont encore assez importantes au sud-est, le long de la vallée de la Seine. Et ses transports en commun devraient s’améliorer.


 


Un métro nommé désir


Le projet de Nouveau Grand Paris, présenté en mars, vient de généreusement doter le département en gares du Grand Paris. Un juste retour des choses puisque des Val-de-Marnais se sont battus bec et ongles pour obtenir leur métro de banlieue à banlieue. L’association Orbival s’est particulièrement mobilisée autour de ce projet durant des années. Il en a été de même des élus locaux, de droite comme de gauche, pour une fois réunis sans considération politique. Résultat, une dizaine de gares du Grand Paris entreront en service en 2020 sur la ligne 15 sud, d’Arcueil-Cachan à Bry-Villiers-Champigny. Entre 2025 et 2030, suivra ensuite, en deux phases, le prolongement de la ligne 14 vers le sud : d’abord entre Olympiades et Villejuif en passant par le Kremlin-Bicêtre ; puis jusqu’à Orly via trois gares (Chevilly Trois communes, MIN Porte de Thiais et Pont de Rungis). A terme, un noeud intermodal majeur se constituera à Orly, en liaison avec la ligne 18 en direction de Saclay. Notons que la Société du Grand Paris, maître d’oeuvre des lignes du Grand Paris avec le Syndicat des transports d’Île-de-France (STIF), vient de désigner Dominique Perrault, l’architecte de la Bibliothèque nationale de France, pour réaliser la gare Institut Gustave-Roussy de Villejuif.


 


Les clés :

  • À proximité de Paris, l’offre du 94 est diversifiée.
  • À moyen terme, la desserte en transports va s’étoffer considérablement.
  • Des primo-accédants « aisés » commencent à revenir sur le marché.

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