Le logement neuf renoue avec la nature

Depuis quelque temps aussi, le renouveau lyonnais s'exprime au travers de grands projets d'urbanisme en cours sur une bonne partie de la ville. La fermeture ou le départ d'entreprises vers la périphérie donne l'occasion de faire du neuf avec des friches et de créer des quartiers dans l'air du temps, répondant à des exigences environnementales et sociales. Au fil des aménagements, le Rhône redevient l'épine dorsale de la cité. Au printemps, quand seront achevés les travaux des berges entre le parc de la Tête d'or et celui de Gerland, les piétons et les cyclistes vont s'approprier les lieux. Il y a plus d'un siècle, le Rhône était un centre de la vie lyonnaise : les lavandières lavaient le linge sur des "plattes", des bateaux-lavoirs amarrés aux rives, et les radeliers voguaient au péril de leur vie sur les radeaux de troncs d'arbres livrés à la clientèle. Une foule de petits métiers disparus inscrits dans la mémoire lyonnaise.

Le logement neuf renoue avec la nature
Le logement neuf renoue avec la nature

Histoire d'eau sur la Presqu'île.


Le projet phare de la Confluence prend forme dans un lieu unique, où le Rhône et la Saône unissent leurs flots au sud de la Presqu'île. Sur ce territoire de 150 ha qui doublera la taille du centre-ville, la présence des deux fleuves sera soulignée par une enfilade de passerelles, des jardins aquatiques et la Place nautique, une pièce d'eau centrale aussi vaste que Bellecour. Connaissant le goût des acquéreurs pour les bords de l'eau, trois promoteurs ou groupements commercialisent des programmes situés à proximité de la Place nautique : Nexity Apollonia, Bouwfonds Marignan et ING/Atemi. Cette "île en ville" va s'animer de fêtes nautiques, de commerces, de bureaux et d'équipements majeurs. L'atelier autrichien d'architecture CoopHimmelblau a la charge du Musée des Confluences et Jean-Paul Viguier d'un pôle de loisirs et de commerces. Christian de Portzamparc vient d'être désigné pour concevoir les 40 000 m2 de bureaux de l'Hôtel de région qui rejoindra la Confluence en 2009. Des entreprises ont élu domicile sur le quartier : le journal Le Progrès, Espace Group (radios et studios d'enregistrement), Eiffage Immobilier et Elyo, la filiale énergétique de Suez. Une seconde tranche de 230 logements s'annonce, dont les lauréats seront désignés à la fin de l'année.


Tapis vert en centre-ville.


Un grand projet se précise sur 5 ha jouxtant la Part-Dieu : le quartier de Labuire, réparti entre habitat et tertiaire. "C'est l'occasion pour les acquéreurs de trouver dans le centre de Lyon, au bord d'un parc de 5 000 m2 et d'un jardin d'eau, rappelle Christiane Branche, la responsable commerciale de SLC Pitance. Des espaces paysagers sont conçus entre les immeubles en coeur d'îlot donnant sur de petites rues calmes tandis que les bureaux sont implantés sur les grands axes comme Vivier-Merle. Ce marché de grand standing bénéficie d'espaces verts abondants, d'un groupe scolaire et d'une crèche ainsi que de la proximité du métro de la Part-Dieu et du quartier animé Saxe-Gambetta. Cela à partir de 3200 e/m2." Six promoteurs se partagent les lieux : Bouygues Immobilier, Bouwfonds Marignan, Edifice, Constructa, Financière Rive Gauche Fadesa et SLC Pitance.


L'or vert du 6e.


Les alentours du parc de la Tête d'or demeurent "l'adresse verte" prisée de Lyon. Cogedim Résidence vient de lancer un produit très "Tête d'or", avec 5 halls d'entrée, appartements avec attique, maisons individuelles… A proximité se trouvent les valeurs sûres du 6e, telles que la clinique du Parc et le lycée du même nom. "A 4 100 r/m2 en moyenne, ce programme est d'un très bon rapport qualité/prix", constate Nicolas Elie, le directeur commercial régional de Cogedim. Un retournement du marché immobilier est-il envisageable ? "Le segment de la résidence principale est sain puisqu'il est redevenu fluide grâce à une offre plus importante, répond le promoteur. La moitié des ventes continue d'être alimentée par les investisseurs qui acquièrent des surfaces plus petites. Mais les prix ont gagné 10 % sur les 11 derniers mois. Il n'y a aucune raison de prévoir une baisse tant que les carnets de commande des entreprises de construction seront remplis, le coût des matières premières à la hausse et les exigences techniques et environnementales en croissance."


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