Le bon filon des courtiers en crédit

Gain de temps et gain de compétence. Deux paramètres qui poussent les emprunteurs à recourir aux services d’un courtier plutôt qu’à faire le tour des banques.

Le bon filon des courtiers en crédit
Le bon filon des courtiers en crédit

Le métier de courtier en crédit immobilier n’est pas nouveau. Il existe depuis 1970, lorsque Elie Assouline a fondé Cafpi. L’époque est propice à la construction, avec l’émergence des villes nouvelles à la recherche de financement. L’évolution de la profession est ensuite liée aux cycles immobiliers, mais aussi à quelques réformes comme celle du système bancaire en 1985 : privatisées, les banques recherchent des clients et le courtage les intéresse. Mais c’est en 1999, avec Internet, que ce service prend son véritable envol auprès des particuliers, comme l’explique Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi “Internet a été un vecteur incroyable pour la découverte du courtage en ligne. L’immobilier reprenait des couleurs et tout le monde surfait sur le web pour savoir ce qu’il pouvait acheter compte tenu de ses revenus. C’est aussi l’époque où les start-up de courtage en ligne se sont multipliées. Mais sur cette cible bien précise du montage du dossier sans véritable accompagnement, nombre de sociétés ont périclité dans les trois ou quatre années suivantes, malgré un marché immobilier en pleine effervescence.” De ces sociétés qui ont fleuri en n’ayant qu’un contact online ne reste actuellement qu’Empruntis. Celles qui avaient des services en ligne, mais aussi des agences comme Cafpi, Meilleurtaux, ACE et AB Courtage se sont considérablement développées. Et une petite dernière créée en 2004, In&fi, n’a pas fini de faire parler d’elle, car elle a l’ambition d’être le leader du métier en 2012. Il est vrai que l’immobilier a le vent en poupe. Le président de la République veut une France de propriétaires. Les Français veulent un toit pour abriter leur famille, pour ne plus avoir de charges de logement une fois à la retraite, pour percevoir un complément de revenus lors de cette même retraite, pour défiscaliser… Autant de raisons qui incitent à l’achat. Mais dans la plupart des cas, l’acquisition passe par la case crédit. Et c’est d’ailleurs l’obtention ou le refus du prêt qui détermine l’achat. D’où l’importance d’avoir un dossier bien ficelé et d’augmenter sa chance d’être retenu par une banque en proposant ce dossier à un large panel d’établissements. C’est là que le courtier a un véritable rôle à jouer, et ce qui explique que chacun cherche à grignoter une part du gâteau à l’autre : l’an dernier, ce marché du financement du logement a représenté 178 milliards d’euros. Côté coût à payer par l’emprunteur : des frais de mandat de recherche de financement qui, entre 500 et 600 e, sont grosso modo équivalents aux frais de dossier qu’aurait pris la banque en direct, mais qui peuvent être, eux aussi, négociés par le courtier. Des frais qui peuvent parfois être intégrés dans le plan de financement mais ne peuvent être perçus par le courtier que lorsque la vente est actée chez le notaire. Et bien sûr la commission bancaire, qui est de l’ordre de 1%.


 

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